Tabassée parce qu'elle sort avec un Français

Publié le 23 Octobre 2016

Stéphane Kovacs, journaliste au Figaro, la désigne sous le nom de Nawel, sa véritable identité n’étant pas révélée.

C’est une jeune musulmane, dont les parents sont marocains, qui est française, parfaitement intégrée puisqu’elle est infirmière à 23 ans.

Elle est tellement française, comme n’importe quelle française, qu’elle a oublié la frontière invisible qui sépare l’Oumma de toute autre société.

Elle n’a donc pas imaginé qu’il y aurait le moindre mal à fréquenter un Français, peu important qu’il fût chrétien et catholique.  Lui non plus, n’a  pas vu l’intérêt qu’il y aurait à se convertir à l’Islam.

Nawel est parfaitement française parce qu’elle est libre. Elle n’a pas compris que son attitude n’était pas conforme à l’slam. En effet « la meilleure communauté » doit s’enrichir de l’apport des Autres. En revanche, elle proscrit l’union d’une musulmane avec un athée, un juif, un chrétien ou tout autre parce que le départ d’une jeune femme constitue une perte nette pour la « meilleure communauté ».

Les films soi-disant comiques sur les unions de diversité ne montrent que des unions entre un musulman et une juive, une chrétienne ou autre. Pour ceux qui connaissent la règle de l’endogamie religieuse absolue qui s’applique à la « meilleure communauté » ce n’est pas drôle, c’est tragique.

Selon les faits présentés à Reims, Nawel a été passée à tabac par ses cousines pour avoir été affectivement attirée par un Français non musulman.

Les services médicaux lui ont prescrit 10 jours d’ITT (incapacité temporaire de travail), ce qui est considérable. Le code pénal prévoit en effet une échelle dans les violences : les violences sans incapacité, puis les violences avec une ITT inférieure ou égale à 8 jours, puis les violences avec une ITT supérieure à 8 jours.

Au delà, il y a les violences entraînant l’invalidité permanente ou la mort.

Les charmantes cousines, qui ne semblent pas fichées S, ont donc été convoquées à comparaître devant le tribunal correctionnel de Reims depuis le jeudi 20 octobre 2016.

Nawel a déclaré d’autre part que son père l’avait menacée de mort. Les menaces ne laissant pas de traces physiques, sauf lorsqu’elles sont exécutées, la plainte a été classée sans suite.

Les charmantes cousines contestent bien évidemment la gravité des faits  et Maître Daouda DIOP, leur avocat, appuyé en cela par le procureur de la République, consacre son énergie à assurer qu’il ne s’agit que d’une vulgaire affaire de violences familiales qui n’a rien à voir avec  une guerre de religion, voire de civilisation. Que nenni, toute cette affaire n’a rien à voir avec la religion.

Il suffit pourtant de lire les ouvrages de Madame Tribalat, démographe, pour comprendre que l’endogamie religieuse est au cœur de la croissance de l’Islam (elle est le corollaire du crime d’apostasie). Au titre du regroupement familial un nombre incalculable de citoyens musulmans vont chercher l’âme sœur sur le rivage sud de la méditerranée parce que les millions de Dupont-Durand sur place ne conviennent pas.

On présente l’union d’un tunisien et d’une française comme une union de diversité alors qu’il s’agit exactement de l’inverse.

L’auteur de l’attentat de Nice est ainsi arrivé en France.

Cette affaire qui se déroule à Reims est donc emblématique.

Elle révèle que l’Islam, dans ses fondamentaux, est d’abord au cœur de la famille (et de son environnement plus ou moins pathogène)  et que les sources de la radicalisation sont d’abord là et pas en prison comme on se plaît à vouloir nous en convaincre. L’initiation a d’abord lieu en famille (ainsi l’affaire Merah). Le croyant peut ensuite approfondir sa foi lorsqu’il a été convaincu qu’il s’agissait de la seule vraie foi et que les autres étaient des menteurs et des mécréants voués à l’enfer.

C’est en famille qu’on apprend à faire partie de la « meilleure communauté » et à se défier des Autres. C’est en famille qu’on s’identifie en premier à la « meilleure communauté » et qu’on se reconnaît en tant que tel.

Par miracle ou en raison d’une sensibilité particulière à la liberté et à l’amour, Nawel a échappé à l’emprise du logiciel « meilleure communauté ». Vu sous l’angle de l’Islam son père a effectivement raté son éducation ou son formatage.

Son père et ses cousines sont le symbole vivant de la  barrière invisible qui ronge la France.

Nawel vit un drame total. Parce qu’elle est libre, parce qu’elle n’a pas intégré la barrière invisible, elle a déjà perdu sa famille et elle risque sa vie.

Isabelle HAMEDINE

ripostelaique.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #islam

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 25/10/2016 13:04

On ne le dira jamais assez : l'Islam, religion de paix, d'amour et de tolérance.