13 Novembre : le fils d’une victime se plaint de ne pas pouvoir parler librement

Publié le 14 Novembre 2016

Michaël Dias, fils de Manuel Dias tué au Stade de France le 13 novembre 2015, a prononcé le seul discours de ce dimanche de commémoration. Un discours émouvant mais qui avait été « relu et corrigé par l’Elysée », a-t-il admis dans L’Equipe ce dimanche, tout en expliquant à quel point il était difficile de « ne pas se faire oublier » en tant que victime. « On nous donne rarement la parole et elle est contrôlée. On nous empêche de pointer du doigt les responsabilités politiques et comme à Nice, on tombe dans les discours bien-pensants. Mon discours pour le dévoilement de la plaque commémorative a été, par exemple, relu et corrigé par l’Elysée », dénonce-t-il.  

Michaël Dias évoque aussi des « aides anecdotiques » et l’absence d’aide psychologique. « On devait appeler un numéro, le psychologue de banlieue nous a dit qu’il n’avait pas le temps et il a fallu se battre pour qu’il voie ma mère quinze minutes », raconte-t-il. « Ensuite vous avez rendez-vous dans un hôpital psychiatrique où vous côtoyez des cas qui n’ont rien à voir avec ce que vous vivez ».  

lefigaro.fr

Rédigé par La rédaction

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 14/11/2016 10:32

Monsieur Michaël Dias, vous auriez dû prononcer le discours que vous aviez préparé au moment de prendre la parole et dont vous aviez certainement gardé en mémoire la trame essentielle, personne n'aurait pu vous en empêcher. Soyez honnête, mais pas trop, car, en face de vous, se dresse un mur d'hypocrisie, de traîtrise et de faux-semblants en tous genres. Il ne faut s'attendre à aucune empathie de la part de ce gouvernement sans vertébrale, vous en avez vous-même en preuves les exemples vécus... Toute ma sincère compassion aux victimes des attentats en tous lieux.