Agressions, attentats, saleté, mendicité : les touristes fuient Paris

Publié le 11 Novembre 2016

Figurez vous qu’il arrive une chose à laquelle nul n’aurait jamais pensé. Les touristes fuient Paris.
Les chiffres sont tombés : 1,4 millions de Chinois visitaient Paris l’année dernière. Ils ne sont plus qu’un petit million cette année. Pour les Japonais c’est pire : 600.000 au lieu d’un million.
L’évaporation est forte pour les asiatiques , mais la tendance est générale. Les raisons invoquées par les touristes optionnels sont : le manque de sécurité, les attentats, la saleté, la mendicité et un accueil déficient.

Franchement, quelle surprise, après un bus dévalisé au centre de la capitale ! Après des agressions récurrentes contre les asiatiques dont l’une se traduira par un mort. Après le pillage des grands bijoutiers, l’affaire Kardashian, des émeutes et des violences endémiques, sans parler des attentats. Après la vision des quartiers-poubelle, squattés par des masses de pauvres hères constamment renouvelées, attirées comme les papillons de nuit par la fausse lumière de nos sociétés.

Pauvres gens qui n’ont, pour l’immense majorité, aucun avenir dans cette époque de crise et de chômage. Après tout cela, le constat est accablant. Paris, la ville lumière, première destination touristique mondiale, Paris du Montparnasse, de l’existentialisme, des peintres, d’Hemingway (Paris est une fête) repousse les étrangers.

Paris représente une grosse moitié des 85 millions de touristes qui visitent la France chaque année.
Le manque à gagner serait de un milliard à déduire des 7% du PIB et des deux millions d’emplois générés par le tourisme. Paris se voit ainsi classée comme « Zone à risque » par de nombreux pays, dont les pays anglo-saxons, qui n’hésitent pas à pratiquer le «French- bashing».

La désaffection pour notre pays (8% cette année) est un problème supplémentaire. C’est, selon moi, le problème des classes dirigeantes de notre pays pour lesquelles la recherche du profit, pose des directions contradictoires.

D’un côté, pour des raisons économiques, relatées par la presse d’affaire (besoin de consommateurs, maintien des bas salaires, communautarisme et casse du mouvement social, etc.), l’accueil permanent d’étrangers pauvres, dont elle fait semblant de ne pas vouloir, en faisant tout pour les attirer.

De l’autre, les problèmes que cette importation de masse leur pose, en termes d’insécurité et d’insalubrité. Certains grands groupes sont bien embêtés, entre la recherche de bénéfice dans leurs entreprises de main-d’œuvre, et leurs investissements parallèles dans l’hôtellerie.
Comment résoudre cette quadrature du cercle ? Pas de panique !

La solution a été trouvée, comme d’habitude par notre Premier ministre, qui d’un ton ferme (chacun sait que la fermeté du ton, suffit à lui seul à régler le problème.) a prévu un plan de 42 millions d’euros dont 15,5 pour la sécurité.

Bien évidemment 100 ans de rêves et de réputation mondiale partis en fumée, accompagnés du bouche à oreille qui se propage partout, vont être facilement combattus par des clips et des affiches multicolores. Mais, ne nous affolons pas. Que ce soit pour gérer l’ouverture béante des frontières ou la crise touristique, il y a toujours une solution. Aucun réel problème.

La solution, c’est NOUS. Comme d’habitude, nos impôts payeront la facture. Comme toujours, les bénéfices continueront à être privatisés et en contrepartie les pertes seront socialisées . Et « Fluctua nec Mergitur ».

Luis Bravo

ripostelaique.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Socialistes

Commenter cet article