Aphatie, le journaleux qui veut raser le Château de Versailles

Publié le 13 Novembre 2016

On Va Plus Loin, émission présentée par Sonia Mabrouk sur Public Sénat, accueillait ce jeudi le « journaliste » Jean-Michel Aphatie qui n’a pas manqué l’occasion de livrer sa vision de la politique étrangère et française.

Celui qui a milité au PS dans les années 1980, fricotant avec Mitterrand et Delors, n’a oublié ni son gauchisme dissolvant ni sa haine de la France, ne cessant de déverser sa bile contre ces beaufs d’amerloques qui ont osé voter contre le camp du Bien. Déjà la veille, sur BFM TV, il affirmait le besoin de « s’interroger sur le suffrage universel » lors d’un débat face à Eugénie Bastié.

Là encore, l’ancien vendeur de voitures ne rate pas l’occasion de cracher son trop de venin. Et personne n’échappe à sa critique.

Quand la présentatrice lui demande si les journalistes doivent procéder à une autocritique suite à la victoire surprise de Trump, papy s’emporte: « Nous n’avons pas à nous flageller. Ce n’est pas la faute des journalistes si ce démagogue absolu a été élu… Arrêtons de culpabiliser… On est sans cesse en train de culpabiliser les médias, on parle de bobos, des élites, des sachants. Ah! On condamne l’intelligence dans ce pays… quelle bêtise! » fulmine-t-il. Vite, une camisole de force!

Viennent ensuite les questions sur la politique française: les raisons du discrédit dont souffre la classe politique, l’abaissement de la fonction présidentielle, le dégoût pour les partis classiques… « Je pense que la responsabilité des citoyens est grande » déclare le journaliste. Donc, le Système ce serait nous qui l’aurions créé… Nous, citoyens, serions fautifs de préférer les candidats qui parlent notre langage à ceux qui s’adressent à nous en des termes ésotériques.

C’est qu’il se place en victime, le vieux mitterrandien. « Éric Zemmour vend 500 000 livres, si moi j’en vends 5000 je suis content » dit-il d’un ton amer. Cela illustrerait selon lui un goût morbide des Français qui s’intéresseraient plus aux auteurs qui parlent du déclin national que de l’espoir. Il faut dire que son dernier livre On prend presque les mêmes et on recommence s’annonce d’ores et déjà comme un flop.

Mais sa déclaration phare arrive en fin d’émission, comme une consécration. Pourquoi les électeurs aiment-ils les candidats antisystème? La réponse du journaliste ne se fait pas attendre: « L’esprit politique français est fabriqué par le souvenir de Louis XIV, de Napoléon et du général de Gaulle quand on fait de la politique en France Madame, c’est pour renverser le monde, et bien ça, ça n’entraîne que des déceptions, moi si un jour je suis élu président de la république, savez-vous quelle est la première mesure que je prendrais ? Je raserais le château de Versailles […] ce serait ma mesure numéro un, pour que nous n’allions pas là-bas en pèlerinage cultiver la grandeur de la France« .

Oui, vous avez bien lu. Aphatie le bien nommé veut raser un des plus beaux châteaux français parce qu’il symbolise la grandeur de ce pays… Donnons-lui au moins le mérite d’assumer ses abominables opinions. Combien de journaleux gauchistes (pardon pour le pléonasme) pensent la même chose sans oser le dire?

 Nicolas Kirkitadze

ripostelaique.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France, #medias

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