i>Télé condamnée pour rupture abusive de contrat avec Éric Zemmour

Publié le 23 Novembre 2016

Eric ZemmourLa chaîne i>Télé a été condamnée à verser 50 000 euros à Éric Zemmour pour « rupture abusive » de contrat fin 2014, selon une décision du TGI de Nanterre dont l'Agence France-Presse a obtenu copie. La chaîne d'information du groupe Canal+ avait mis fin en 2014 à l'émission Ça se dispute, où Éric Zemmour débattait depuis 2003, après plusieurs jours de controverse à propos d'une interview à un journal italien dans laquelle il affirmait que les musulmans « vivent entre eux, dans les banlieues », que « les Français ont été obligés de les quitter ». « Le tribunal reconnaît le manquement contractuel d'i>Télé qui a rompu de manière brutale et abusive le contrat », soulignent les avocats d'Éric Zemmour dans un communiqué. « Ce faisant, le tribunal condamne l'acte de censure exercé par la direction de l'époque d'i>Télé à l'encontre d'Éric Zemmour », poursuivent-ils.

Le tribunal a condamné la chaîne d'information à payer 50 000 euros de dommages et intérêts à la société qui gère les intérêts du chroniqueur, et 8 000 euros au titre des frais de justice. Le chroniqueur demandait près de 1,9 million d'euros, notamment en raison d'un « préjudice moral » que le tribunal n'a pas reconnu. Le chroniqueur avait dénoncé « une campagne orchestrée contre sa personne, visant à le rayer du paysage audiovisuel français ».

Condamné pour provocation à la haine raciale

« En mettant fin au contrat, sans préavis et sans même invoquer un manquement contractuel », i>Télé a commis « une faute engageant sa responsabilité contractuelle à l'égard de la société (d'Éric Zemmour) Rubempré pour rupture brutale et abusive de ce contrat », indique le TGI dans sa décision. Plusieurs voix s'étaient alors élevées contre la décision de la chaîne, venant aussi bien de la présidente du Front national Marine Le Pen que de l'ancien député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit ou de Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, au nom de la liberté d'expression. Le magazine Causeur avait également lancé une pétition, recueillant 16 000 signatures.

lepoint.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Zemmour, #medias

Commenter cet article