Il faut sauver le soldat Piquemal

Publié le 4 Novembre 2016

« C’est une erreur de croire que le salut public puisse commander une injustice », disait Condorcet. Et un crime de préférer la vengeance au bien public. Hélas, radier des cadres le général de corps d’armée Christian Piquemal est un tel crime.

« C’est une erreur de croire que le salut public puisse commander une injustice », disait Condorcet. Et un crime de préférer la vengeance au bien public. Hélas, radier des cadres le général de corps d’armée Christian Piquemal est un tel crime.

Il aurait organisé, le 6 février, une manifestation non autorisée contre la fameuse “jungle” de Calais, prétendit-on, et avec un groupe néonazi allemand, Pegida. C’était (presque) tout dire. Il aurait même refusé d’obtempérer à l’ordre de dispersion de la manifestation, avant d’être embarqué, une première depuis le général putschiste Challe, en 1961.

“Graine de putschiste” ? À 75 ans, il cachait bien son jeu. Après Saint-Cyr, n’a pas rejoint la Légion étrangère ? N’a-t-il pas commandé le 3e régiment étranger d’infanterie, le plus décoré de la Légion ? Puis adjoint au chef du cabinet militaire des Premiers ministres Michel Rocard, Édith Cresson puis Pierre Bérégovoy, de 1989 à 1992 ? Commandant de la Légion étrangère, en 1994, général de corps d’armée, en 1999 ? N’a-t-il pas servi droite et gauche, indistinctement, avec honneur et fidélité ?

Aveugle, la justice ? Organisateur de la fameuse manif, notre général ? Non, dit le tribunal de Boulogne-sur-Mer, le 26 mai. En coordination avec Pegida ? Non plus. A-t-il refusé de quitter la manifestation après les sommations ? Nenni, dit le tribunal : il a été embarqué alors qu’il la quittait. Résultat : relaxé.

Qu’importe. Le gouvernement a lancé une procédure disciplinaire contre l’impertinent au nom du devoir de réserve. Et le chef de l’État, François Hollande, sait de quoi il retourne puisque, magistrat à la Cour des comptes, il s’était présenté contre Jacques Chirac en Corrèze, en 1981, sans démissionner de la haute juridiction.

Certes, un général, fut-il de réserve, ne peut s’opposer à la loi. La manifestation était interdite : il ne fallait pas y aller. Mais n’a-t-il pas reconnu : « Dans ces conditions, je regrette personnellement d’avoir été là. » Sanction, réprimande, blâme auraient suffi au lieu de rayer d’un trait de veule plume trente-huit années au service du pays. Ainsi, en France, règne la médiocrité appuyée sur la bassesse. Quel prince magnanime rétablira, demain, l’honneur d’un soldat qui a offert sa vie à la patrie ?

valeursactuelles.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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jean 04/11/2016 12:57

je soutiens le general PIQUEMAL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!un homme,pas comme les fiottes qui nous gouvernent !!!