L’héritage d’un quinquennat pour rien

Publié le 10 Novembre 2016

Plus le temps passe, plus les raisons d’être inquiets s’accumulent. Et  encore, sans tenir compte de l’évolution de la conjoncture internationale très volatile et qui peut devenir beaucoup moins favorable d’ici six mois.

Ce qui inquiète, c’est la dégradation continue de nos comptes publics, sciemment organisée par un pouvoir qui fait fi de toutes les alertes, qu’elles viennent de la Cour des Comptes ou du Haut Comité des Finances Publiques. Pas une semaine ne se passe sans un nouveau chèque sans provision. Tout le monde y est passé : fonctionnaires, petits retraités, étudiants, intermittents, … 1 milliard par-ci, 300 millions par-là ! Si on y ajoute les acrobaties financières du budget 2017 avec ses économies imaginaires, ses rentrées surévaluées et ses dépenses minorées, l’addition devient vertigineuse.

Encore faut-il évoquer tous les « fonds » que le gouvernement assèche systématiquement et qu’il faudra reprovisionner : il y en a déjà pour près de200 millions d’euros. Quelques exemples : 25 millions sur l’établissement public de sécurité ferroviaire, 70 millions sur le fonds de prévention des risques naturels majeurs, 50 millions sur la caisse de garantie du logement locatif … Bref, on racle tous les fonds de tiroirs pour alimenter une dépense insasiable. Comme il va manquer autour de 0,5 point de croissance, c’est encore 4 milliards d’euros qui manqueront à l’appel.

Au bilan, toutes les décisions prises ces derniers mois représentent plus de 11 milliards d’euros de dépenses supplémentaires plus ou moins financées au budget 2017, 13 milliards d’euros pour le 2018 et pèseront encore pour 9,5 milliards d’euros en 2019. De quoi lester sévèrement le début du prochain quinquennat. Dans ces conditions, jamais la France ne parviendra à réduire son déficit en-dessous des 3% du PIB, ni en 2017, ni en 2018. Notre sous-président peut bien faire le fanfaron et proclamer qu’il a redressé le pays, les Français l’ont déjà destitué dans les faits, avec 3 ou 4% de bonnes opinions.

Difficile de faire pire ! En attendant, on se demande bien ce que fera le vainqueur de la présidentielle une fois élu avec un tel boulet financier aux pieds, déficit public colossal et dette faramineuse.

Daniel HOULLE

calepindh.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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