La dictature du « politiquement correct »

Publié le 19 Novembre 2016

Pendant la campagne électorale précédant l’élection du Président des Etats-Unis, nous avons assisté en direct, à un stupéfiant processus d’intoxication de l’opinion publique.

Les « élites » dominantes ne se sont pas contentées de dénigrer, de calomnier, d’insulter le candidat Trump. Elles ont systématiquement occulté son programme, affirmant que Trump était fou, prédisant que son élection comme Président serait une catastrophe…

Cette immense tromperie à laquelle les médias et autres se sont livrés, cette incroyable tentative de manipulation de l’opinion à laquelle la plupart ont concouru, loin d’être une attitude exceptionnelle, est à l’inverse, une illustration de la manière dont les grands médias et les élites gouvernantes rendent compte habituellement des événements. Tout est saisi à travers le prisme déformant d’un délire idéologique : le politiquement correct.

On retrouve dans cette campagne électorale toutes les caractéristiques de la propagande propre aux régimes de dictature : diabolisation de l’ennemi ; mépris absolu de la volonté du peuple ; interdiction de parler des vrais problèmes ; refus du dialogue et de la discussion ; monopole de la vérité détenu par le groupe dominant. Imposition d’une unique manière de sentir, de croire.

Comme le remarquait avec malice Michel Foucault, le fascisme est aujourd’hui de gauche. L’invraisemblable campagne électorale qui a eu lieu aux États-Unis en fournit la preuve.

Caractéristiques de la campagne du clan Clinton :

  • 1er trait : Ne jouer que sur l’émotion et tenter par l’injure, la moquerie, les phrases stéréotypées d’inscrire le citoyen dans l’unique registre des émotions et des sentiments.
  • 2e trait : Exclure la rationalité du champ politique. Demeurer toujours dans le flou, dans des slogans inspirés par une dogmatique morale simpliste fonctionnant elle-même sur un processus permanent de culpabilisation du public. Faire croire que l’on détient le monopole du cœur et pour cela déformer systématiquement l’opinion de l’autre.Inculquer l’idée que penser autrement que le recommande le politiquement correct, c’est être du côté du mal et des « méchants » : « C’est mal de ne pas accepter les immigrés » ; « c’est mal de combattre l’islam » ; « c’est mal d’être au côté d’Israël »…
  • 3e trait : Assommer le public sous le déluge de la répétition du même jugement sur l’homme : Trump est fou, Trump est un monstre, Trump est un danger pour l’Amérique et le monde…
  • 4e trait : Priver le public de toute capacité critique, le maintenir en permanence sous la perfusion d’idées reçues.
  • 5e trait : Préférer l’anathème au dialogue. Comme tous les fascistes, le clan Clinton ne fonctionne que dans la peur de l’autre, dans l’irrationnel, dans l’anathème.
  • 6e, le populisme : Paradoxalement, le milliardaire Trump demeure quant à lui dans les réalités, dans une approche rationnelle des problèmes que l’on peut certes contester. Mais dans la démarche des Clinton, pas de place pour la libre discussion, mais seulement pour l’anathème. Dans leur problématique, les faits réels ne peuvent ni être évoqués ni être discutés. Parler des réalités telles que la majorité les vit, c’est trivial, grossier, vulgaire, dangereux ; c’est automatiquement se voir coller l’étiquette infamante de « populiste ».

Des idées reçues


On pourrait, à la manière de Flaubert, écrire le dictionnaire des idées reçues de la « pensée unique » ; voici quelques exemples :

  • Moyen-Orient : présenter l’existence de l’Etat palestinien comme une évidence indiscutable.
  • Immigration : Parler du « vivre ensemble ». Il est de bon ton, ça fait très bien de parler du « vivre ensemble », surtout si ceux qui prônent ce « vivre ensemble » ne vivent qu’entre eux, dans des quartiers hyper-privilégiés !
  • Islam et Islamisme : préciser « pas d’amalgame ».
  • Impôts et charges obligatoires : traiter ceux qui se plaignent de « poujadistes ».
  • Immigrés : traiter ceux qui contestent la politique d’accueil de racistes et de xénophobes.
  • Violence, délinquance terrorisme… parler de ces phénomènes, c’est céder à l’hystérie, et au rejet de l’autre.
  • Si vous estimez que l’islam et son corps de doctrines telles qu’appliquées dans de nombreux pays musulmans sont incompatibles avec les valeurs de la République, on vous collera l’étiquette d’islamophobe, ce qui revient à vous interdire de parler de l’Islam.
  •  
  • Identité : Dernière trouvaille du représentant politique de la dictature de la pensée unique : l’identité heureuse !

L’identité heureuse c’est le fait qu’il est interdit de revendiquer son identité de Français. C’est l’identité cachée. On appelle les Français à avoir honte d’eux-mêmes, à se cacher, comme jadis le firent les marranes en Espagne lorsque les Juifs furent chassés et qu’interdiction leur fut faite de pratiquer leur religion.

Etc… etc…

Les Etats-Unis sont une démocratie.

Trump a pu, a su parler des vrais problèmes. Il a pu, au cours des dizaines de meetings dans lesquels il est intervenu, exposer ses idées et son programme en toute liberté. Le politiquement correct n’a pas pu empêcher le peuple de se rendre en masse aux meetings du « diable » ; d’entendre une autre parole et de voter comme bon lui semble.

La liberté dont Trump a pu jouir aux Etats-Unis n’existe plus dans notre pays. Un Trump français aurait automatiquement croulé sous le poids des contrôles fiscaux, des convocations chez le juge…

La tyrannie française, prenant appui sur les appareils bureaucratiques aux ordres du pouvoir politique, rend tout simplement impossible l’expression d’une véritable pensée politique libre. C’est là le drame de la France.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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