Prisunic: Alain Juppé, l'homme d’un autre âge…

Publié le 15 Novembre 2016

Juppé prisunicLa bourde d’Alain Juppé, avec sa caissière de « Prisunic », a bien amusé la galerie. Agacé, le Bordelais au crâne lisse comme une patinoire saoudienne s’est défendu de vivre dans le passé. Il fait ses courses au Monoprix du coin, va chez Carrefour Market, Auchan, lave ses cravates avec Ariel… Un vrai homme normal ancré dans le quotidien. Sous son crâne reste encore un magasin « Prisunic » ouvert. Un dernier. Chassez le naturel, il revient en tramway. Difficile de se décoller d’une époque. Alain Juppé est resté dans l’ambiance années 68… Jeune à retardement, le voilà qui cherche la plage sous les pavés, se voit libéré, ouvert à l’islam au nom de la tolérance définie par Cohn-Bendit. Juppé est un nostalgique. Une sorte de baba cool tardif qui s’imagine faire moderne en appliquant un état d’esprit nimbé d’idées soixante-huitardes.

 

Après Copé et ses pains au chocolat à 15 centimes, Alain Juppé se tenait à carreau. Riait sous cape. Et puis crac : « Prisunic ». La flatulence passéiste. La vieille référence aux relents moisis qui fait passer un héros de « primaire » pour un homme d’un autre âge… Au milieu de ce parcours sans faute, le Prisu arrive comme un cheveu… Sur un crâne aussi parfait, ça fait désordre.

Pour faire bonne figure, apparaître « normaux », les autres candidats doivent tenir encore une petite quinzaine de jours. Ne pas laisser échapper un « Félix Potin », la chaîne de supérettes des années 70, oublier le paquet de Gauloises à 1,10 franc, la 404 Peugeot… Tout un travail. Lors du prochain débat, NKM se demande si elle doit apparaître avec un cabas à la main… Un sac à damier avec quelques poireaux qui dépassent. Ses conseillers lui déconseillent les bigoudis et la blouse à fleurs qui feraient, peut-être, un peu « surjoué »… Point trop n’en faut.

Plus au fait du quotidien que tous les autres, Bruno Le Maire hésite entre la casquette « Pastis 51 » et le jogging à rayures vert fluo. Quant à Alain Juppé, l’affaire est entendue : il tiendra un Caddie aux couleurs de « Monoprix ». À défaut de « Prisunic », nous aurons la pensée unique.

Jany Leroy

Auteur pour la télévision.
 

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France, #Juppé

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philocross 15/11/2016 11:59

Merci pour cet article, j'ai énormément ri.