Qu’importe la misère et l’angoisse des Français, le pouvoir socialiste choisit les migrants

Publié le 19 Novembre 2016

L’œuvre d’Anne Hidalgo : Des campements et asiles pour migrants dans Paris et toute l’Île-de-France

Anne Hidalgo, au détriment de l’image de la capitale et de la salubrité de la ville accélère l’implantation de centres pour migrants. Elle vient d’inaugurer deux centres. Un troisième s’annonce pour début 2017. Et sans doute, d’autres par la suite.

En visite à Calais le 3 novembre, pour la première fois du quinquennat, Bernard Cazeneuve avait découvert la situation des réfugiés clandestins : « Épouvantable ! Indigne de la France ! », et il s’était désolé que seuls 150 migrants en transit avaient entamé une demande d’asile en France, malgré les moyens mis en place par l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration (OFRII) et l’Office français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA).

Après l’évacuation de la Jungle de Calais et le transfert des migrants vers divers centres d’accueil en Île-de-France et province — au grand désarroi des « indigènes français » contraints dans l’urgence, d’accueillir ces nouveaux venus sans avoir été préalablement consultés — la maire de Paris, Anne Hidalgo s’est retrouvée confrontée à un reliquat massif issu de la jungle, quelque 3000 migrants récalcitrants, planqués dans des tentes sous les métros aériens de Jaurès et Stalingrad et un millier sur d’autres campements dans la ville. Le 4 novembre dernier, ils furent délogés par les CRS, en bon ordre et répartis en trois contingents : un pour les hommes afghans, un pour les hommes d’Afrique de l’Est et un autre pour les femmes, les familles et les mineurs isolés.

La ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, avouait que c’était la trentième opération du genre depuis l’été 2015, mais espérait bien que ce fût la dernière, l’objectif étant de conduire ces personnes au plus vite dans des Centres d’accueil et d’orientation (CAO) pour y accélérer leur processus de demandes d’asile.

Selon le programme optimiste du chef de cabinet du préfet, de la région Ile-de-France, Patrick Vieillescazes, l’objectif est d’accueillir dans un premier temps les migrants dans des sites franciliens comme des gymnases, des bases de loisirs et des centres d’urgence, et ensuite de « les répartir le plus rapidement possible vers des CAO à travers la France, dans l’idée d’avoir tout le monde en CAO d’ici un mois. »

Après l’évacuation massive du 4 novembre pour « libérer » Paris, les autorités comptaient sur l’installation d’un camp en Banlieue Ouest, à Rocquencourt, sur le site de l’Institut national de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA) classé Défense nationale. Mais les opposants au projet, outrés du mépris de l’Etat et du manque de concertation, ont lancé diverses manifestations dont celle du 11 novembre sur la Place d’Armes de Versailles, auxquelles participait le général Piquemal.

Le général Christian Piquemal est désormais un « homme libre » retourné au statut de civil, depuis qu’à la demande de Jean-Yves Le Drian, il a été radié par décret du 23 août 2016, des cadres de l’Armée, mis à la retraite d’office avec retrait de sa carte d’identité d’officier militaire. Il avait été interpellé le 6 février 2016 à Calais par la police lors d’un rassemblement de protestation contre les migrants et l’islamisation de l’Europe. Cette manifestation en connexion avec le mouvement PEGIDA, considéré comme extrême droite, avait été interdite par la Préfecture.

Le Centre d’accueil de la Porte de la Chapelle vient d’ouvrir ses portes

Il se présente comme « Centre humanitaire Paris Nord dispositif de premier accueil », bâti sur une ancienne friche de la SNCF boulevard Ney, près de la porte de la Chapelle, dans le nord de Paris. Servant « d’alternative à la situation de rue » selon Dominique Versini adjointe à la Mairie de Paris, chargée de la solidarité, il va héberger là jusque 600 hommes isolés. La structure accueille chaque jour entre 50 et 80 personnes. Les nouveaux arrivants sont dirigés vers ce site pour y recevoir sous un hall d’accueil — une bulle gonflable, œuvre de l’architecte allemand Hans-Walter Müller, — des conseils et informations sur leurs droits et la séquence de « Bienvenue » s’y décline en plusieurs langues : français, arabe, espagnol, pachtoune, afghan, grec…

Ces hommes isolés disposent de chambres pour quatre et de sanitaires plus que confortables. Ils recueillent des informations sur la manière de faire une demande d’asile en France et en Europe. Selon Dominique Versini, « Ils seront libres de choisir d’aller en Centre d’Accueil et d’Orientation ou non. Rien ne sera obligatoire. Les hommes pourront rester de cinq à dix jours avant d’être dirigés vers d’autres structures plus pérennes. Dix jours, le temps pour les migrants de souffler, de se reposer. »

Vidéo : Le centre d’accueil pour les migrants, près de la porte de la Chapelle à Paris, a ouvert ses portes jeudi 10 novembre. Trois Erythréens et un Malien ont été parmi les premiers à pousser la porte du centre.

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Le premier centre humanitaire pour migrants de Paris. Un autre centre ouvrira prochainement à Ivry-sur-Seine.

Quant aux familles, femmes seules et enfants, il est prévu de les rediriger vers un autre centre, situé dans une ancienne usine à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), qui devrait ouvrir ses portes au début de l’année prochaine, avec 350 places.

Le Centre d’accueil du 16e arrondissement

C’est le deuxième centre nouvellement inauguré par Anne Hidalgo. Géré par l’Association Aurore, il est planté à l’orée du Bois de Boulogne, à deux pas de l’Hippodrome d’Auteuil en contrebas de luxueux hôtels particuliers. Flambant neuf, l’établissement doté d’un ascenseur est une barre de studios à deux niveaux pour 200 familles SDF, mal logées ou migrants. Contribuant au déclassement et au nivellement par le bas de la capitale, il suscite toujours l’émoi dans le quartier et par deux fois des opposants qualifiés de fascistes, et même de néonazis par les autorités socialistes, ont tenté d’y mettre le feu….

L’ensemble est supposé disparaître dans 3 ans, à la fin du mandat d’Anne Hidalgo.

La gestion catastrophique d’Anne Hidalgo

Rien ne dit au demeurant que la Capitale en a fini avec les campements sauvages de migrants qui accourent récupérer aides, assistance médicale et formation. Même si Anne Hidalgo reste persuadée que les migrants ne sont à Paris que de manière transitoire, la réalité est autre : le flot est continu et chaque jour, les recoins vidés la veille se repeuplent. Les services les repèrent et les évacuent « ailleurs »…..

D’ailleurs, les bénévoles constatant un hiatus entre les plans gouvernementaux et les « rêves » des migrants restent persuadés que d’autres campements surgiront et par précaution, ont récupéré tentes et couvertures pour une prochaine fois….

Mais fière d’avoir résorbé « le plus grand campement que nous ayons connu » dans la capitale et de l’avoir déversé dans toute l’Île-de-France, Anne Hidalgo n’oublie pas les Parisiens et prépare un budget d’illusionniste pour 2017.

Même si la commune et le département de Paris voient leurs dotations d’Etat baisser, la Mairie prétend sans hausse d’impôts locaux, continuer à investir et embaucher, une hausse des dépenses et des effectifs « en lien avec l’ouverture de nouveaux équipements et le développement du service public ».

La Mairie profitera de la manne des recettes de droits de mutation grâce à l’envolée des ventes immobilières et de divers jeux comptables vivement critiqués par la Cour des comptes. Elle espère aussi doubler la taxe d’habitation des quelque 90 000 résidences secondaires de Paris, provoquant à terme leur mise sur le marché de la vente ou du locatif.

Paris enrichi de migrants, libéré des riches, des touristes et des classes moyennes, et depuis la rentrée, Paris embouteillé….

La grogne monte depuis que sans concertation, Anne Hidalgo a fait fermer les voies sur berge, contraignant les travailleurs franciliens motorisés à s’asphyxier et à perdre des heures dans des embouteillages monstres, notamment entre Concorde et Bastille. Paris étouffe, mais Anne Hidalgo n’en a cure, malgré tous les rapports démontrant l’hérésie de cette mesure prétendument écologique. Car la dame a des ambitions présidentielles pour 2022 et vise la 6e circonscription de Cécile Duflot (à cheval sur le 11e et le 20e) pour les législatives de 2017.

Avec les attentats, les manifestations sociales, le chômage, les Nuits Debout, l’Etat d’Urgence, les campements sauvages, la mendicité aux portes de la ville, la délinquance, les salles de shoot, la crasse, l’insécurité, le ras-le-bol et l’épuisement des forces de l’Ordre — le tourisme est en berne à Paris et les français s’inquiètent…..

Les Français le savent désormais : La caste dirigeante socialiste, n’a que faire des citoyens.

Tellement sûrs de la victoire d’Hillary Clinton, les dirigeants socialistes se sont payé le luxe de déclarations stupéfiantes à l’encontre de Donald Trump, d’une vulgarité détonante…..Mais pas étonnante vu la « normalité » et la « bravitude » des concernés…

Passons sur les hauts le cœur de François Hollande, les platitudes de Jean-Marc Ayrault, la certitude arrogante de Ségolène Royal, les piques acerbes de Manuel Valls à l’encontre de Donald Trump et assistons à ce petit moment de bonheur où Anne Hidalgo, accueillant une fois de plus le maire de Londres, Sadiq Khan, sur un quai de gare, se désole de la stupidité du candidat républicain à la Maison-Blanche :

Quand on prétend se lancer en 2022 dans la course à la présidence de la République française, peut-on dire ces choses-là ? Oui si on est une gâtée socialiste :

Le pouvoir socialiste ignore le chômage de nos jeunes, la colère populaire et les actions citoyennes

Quand on sait que l’endettement de la France dépasse les deux mille milliards, et que le chômage, surtout celui des jeunes — en attestent les derniers chiffres — ne cesse d’augmenter, comment l’État peut-il encourager des immigrés illégaux à demander asile dans un pays qui n’est plus en mesure d’assurer le minimum vital à ses propres ressortissants ? Que deviennent les 200 000 immigrés légaux annuels ? Et les milliers de couples autochtones, peinant à vivre au quotidien, même s’ils ont un emploi ?

Sans compter que ces demandes d’asile ouvrent droit à l’ATA (Allocation temporaire d’attente) s’élevant à 340,50 euros pour 30 jours ; puis à l’Aide médicale d’État avec une prise en charge à 100 % des frais médicaux, ainsi qu’à des cours de formation professionnelle entièrement gratuits et rémunérés à plus de 1000 euros mensuels le temps des huit mois de formation et la promesse d’un contrat de travail.

NANCY VERDIER

dreuz.info

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Socialistes

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