Quand des victimes du Bataclan défendent leurs bourreaux

Publié le 14 Novembre 2016

Le Bataclan 13 novembre 2015 Au sujet des victimes du terrorisme : j’ai regardé un documentaire poignant qui donnait la parole aux rescapés sur les lieux des attentats du 13 novembre. C’était très émouvant, voire bouleversant, notamment l’histoire de cette trentenaire, avocate, qui s’est retrouvée blessée au Bataclan à côté de son ami, tué à côté d’elle… Ils avaient construit leur avenir ensemble, par la pensée, et désormais seule, en deuil, elle vit dans le souvenir de son amour perdu. En toute fin de l’émission elle avoue, la voix broyée par le chagrin, que malgré tout elle a décidé que « sa vie serait heureuse »…

Parmi les autres victimes, un monsieur qui a failli ne plus jamais pouvoir marcher. Il conclut son expérience en évoquant les « difficultés sociétales en France, qui ont pu amener certains individus, se sentant rejetés, à courir après un idéal trompeur (ce ne sont pas ses mots exacts mais l’idée). Ce monsieur n’exclut donc pas l’idée d’une certaine responsabilité de la France dans la dérive des jeunes de banlieues – tout en la condamnant, bien sûr…

L’autre témoignage marquant est celui d’une jeune étudiante de Sciences PO qui se trouvait à la terrasse du café où a eu lieu la tragique fusillade. Elle, et son amie, ont échappé au pire en se sauvant à l’intérieur du café alors que le djhiadiste était encore sur les lieux…

Elle raconte comment elle vit maintenant. C’est à dire qu’avoir été confrontée à la mort, par des terroristes, l’a conduit à penser que cette peur était le quotidien des Syriens chez eux et c’est la raison pour laquelle, désormais, elle est membre d’une association qui accueille les réfugiés à Paris…

Par conséquent, cette violence extrême dont sont victimes certains de nos concitoyens peut avoir sur eux des conséquences opposées à ce que nous sommes en lieu d’imaginer ou d’attendre. Chacun y trouve une logique qui nous échappe car il n’y a rien de rationnel dans la confrontation avec l’approche de la mort imminente et son impact sur la pensée.

Pour ma part, je ne pense pas que ma démarche irait dans ce sens. Les évêques évoquent déjà le « PARDON » aux bourreaux… S’il est vrai qu’être chrétien implique le Pardon, personnellement je ne crois pas que je serais capable de pardonner aux terroristes la mort d’un être cher, pas davantage disposée à entendre des mots se rapprochant de la religion des assassins sur les lieux du crime.

 

Complément de Fallaci

 

J’ai vu ce reportage et bien observé chaque témoignage, bien évidemment émouvant d’entendre leur parcours douloureux.

Toutefois, aucune marque d’animosité, de rancoeur, ou de colère, en totale contradiction avec tous les sentiments, même de haine, éprouvés par une partie de la population.

Ce paradoxe n’est pas insignifiant, il tend à démontrer si faire se peut, que toutes les victimes ont pardonné à leurs bourreaux. Mais est-il besoin de rappeler que ces témoignages ont été choisis sur une minorité de victimes, analysés et triés à la loupe, avant d’être diffusés.

Faut-il être complètement débile pour ne pas comprendre qu’il ne s’agit là, une fois de plus, que de l’utilisation d’une arme psychologique qui tend à dédramatiser l’acte criminel, d’une part en faisant apparaître à l’écran, une poignée insignifiante de victimes qui se rétablissent tant bien que mal, sans incriminer ni nommer leurs assassins, et, d’autre part, en laissant dans l’ombre celles et ceux qui subissent de plus graves traumatismes physiques et psychologiques, et qui incrimineraient le pouvoir, sa collaboration active avec l’ennemi, sa passivité et ses défaillances en terme d’organisation de défense et de secours.

Le piège était subtil, habilement préparé, mais non convainquant, et conforte notre vision du machiavélisme de nos politiques qui pensent connement nous faire passer des vessies pour des lanternes mais nous, nous pissons dans leur violon mal accordé aux tonalités de marches funèbres.

resistancerepublicaine.eu

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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Charles 14/11/2016 08:55

Y'en a qui sont vraiment cons !!!!à croire qu'ils en redemandent .....