Dernier cadeau de François Hollande aux Français : 2.170 milliards de dette

Publié le par La rédaction

On nous l’assurait voilà un an : la dette de la France, en 2016, va être de 2.148 milliards d’euros. Mauvais calcul. L’INSEE publie, ce vendredi matin, le chiffre arrêté à la fin du troisième trimestre, soit fin septembre de cette année : 2.170,6 milliards. Une augmentation de 31,7 milliards en un trimestre seulement, ce qui portera sans doute le montant au 31 décembre bien au-delà de 2.200 milliards d’euros.

Le projet de loi de finances pour 2017 prévoit une dette ramenée à 96 % du PIB l’année prochaine. Rappelons qu’on était déjà à 98,4 % fin juin. Et rappelons, surtout, que les élections présidentielles arrivent au printemps et que l’actuel gouvernement, croyant par là pouvoir se refaire une santé dans les urnes, a distribué des promesses à tout va sans le premier centime pour les financer. On continuera de tondre jusqu’à l’os les classes moyennes, et tournez manège ! Champagne à gogo !

C’est un ballet qui dure depuis 40 ans, une spirale infernale qui n’en finit plus de grimper vers les sommets : la dette française était de 12 % du PIB en 1974, 20 % en 1981, 50 % en 1994, 60 % en 2002 (limite fixée, en principe, par le pacte de stabilité) et sans doute plus de 99 % aujourd’hui.

La courbe qui grimpait doucement a pris, ces dernières années, un angle de 45°. C’est raide à grimper ! En 2003, nous avons franchi, affolés, le seuil de 1.000 milliards d’euros ; un niveau qu’on regarde avec nostalgie aujourd’hui.

 

Certes, nous dit-on, la dette nous coûte de moins en moins cher car les taux d’intérêt sont au plus bas (ils ont même été négatifs), mais pour combien de temps ? Aujourd’hui, la France emprunte à 0,7 % sur dix ans. Fin 2015, on nous expliquait les bons calculs du père Hollande : « Pour ses prévisions de 2016, l’État vise une croissance de 1,5 %, un déficit public de 3,3 % et une inflation de 1 %. » On voit, ce 24 décembre, ce qu’il en est ! Et le Scan Éco du Figaro de poursuivre alors : « Outre le caractère un peu optimiste de ces hypothèses, de tels objectifs pourraient voler en éclats si les taux longs sur les marchés financiers remontaient. […] L’Agence France Trésor chiffre l’impact budgétaire d’une hausse de 1 % sur l’ensemble des taux relatifs à la dette de l’État à 2,2 milliards d’euros la première année, puis 5 milliards la deuxième et 10 milliards au bout de 5 ans. »

Pendant ce temps, les Français qui le peuvent encore, affolés par une telle incurie de l’État, essaient de mettre un maximum d’argent de côté. Les économiste feignent de s’étonner de cette « maladie » bien française elle aussi : dette record = épargne record.

« Selon des données compilées par BPCE, les Français ont ainsi mis de côté 43 milliards d’euros entre janvier et septembre (+10 % sur un an) hors titres (actions, obligations et OPCVM) », lit-on dans Les Échos. « Comme en 2015, la barre des 100 milliards d’euros mis de côté pourrait une nouvelle fois être atteinte. ». Avec cette « conséquence logique : la machine à dépenser ne décolle pas. La consommation n’a pas connu de rebond spectaculaire en 2016, et a même stagné entre avril et décembre ».

Quand on y regarde de près, on s’aperçoit que les Français, loin de faire confiance à tous ces guignols qui leur font les poches, « se comportent d’une façon parfaitement rationnelle ». Analyse du patron de BPCE : « Ils ont bien intégré les enjeux liés à l’allongement de la durée de vie : comme ils anticipent une baisse du niveau de protection sociale face à des enjeux multiples – qu’il s’agisse de dépendance, de retraite ou d’aide aux proches –, ils privilégient une logique patrimoniale. » Bref, ils sont nettement moins inconséquents que ceux qui les gouvernent !

Marie Delarue
Ecrivain, musicienne, plasticienne

bvoltaire.fr

Publié dans Hollande

Commenter cet article

fachosphère 01/01/2017 10:51

Bonjour,
Je préfères largement le site Liberté et Réconciliation. Au moins,il n'est pas Pro Sioniste.
et son Analyse parait plus mature et beaucoup moins superficielle que la votre. Apparemment on ne s'adresse pas au même publique.