Hollande: Un quinquennat plombé par les hausses d'impôts

Publié le 2 Décembre 2016

François Hollande tire sa révérence. Il ne se représentera pas en 2017. Le président paie notamment son manque de résultats sur le plan économique. La France comptait en octobre 556 000 chômeurs sans aucune activité de plus par rapport à mai 2012. Un mauvais résultat qui doit beaucoup au matraquage fiscal de 2012-2013, décidé pour réduire le déficit. 

De 2012 à 2016, ce sont pas moins de 32,5 milliards d'euros de nouveaux prélèvements qui ont été ponctionnés sur les ménages, a calculé l'Observatoire des conjonctures économiques (OFCE), dans un bilan économique provisoire du quinquennat de François Hollande publié en septembre.

Une part non négligeable, 12,5 milliards, provenait, certes, de mesures votées sous Nicolas Sarkozy, mais sur lesquelles l'actuelle majorité n'est pas revenue une fois au pouvoir. Résultat, l'impôt sur le revenu a augmenté en moyenne de 452 euros par ménage rien qu'en 2012 avant une nouvelle ponction totale (fiscale et sociale) de 330 euros l'année suivante !

Depuis le début de son quinquennat, le chef de l'État, qui avait promis de renégocier le pacte budgétaire européen, a clairement décidé de privilégier la réduction du déficit. D'abord quasi exclusivement via des hausses d'impôts, comme le recommandait une étude du Fonds monétaire international (FMI) de 2012.

Les deux premières années du quinquennat ont été les plus dures. Ce sont pas moins de 52 milliards de nouveaux impôts qui se sont abattus sur les Français, dont 16 milliards sur les entreprises et 32 sur les ménages, « approximativement à hauteur de leur poids respectif dans les prélèvements », écrit l'OFCE.

Pour l'Observatoire, cet ajustement brutal est une des causes majeures de la faible croissance qui a plombé l'économie française, et donc les chiffres du chômage, malgré les deux délais de deux ans obtenus par François Hollande en 2013 puis en 2015 pour revenir sous la barre des 3 %. 

MARC VIGNAUD

lepoint.fr

Rédigé par La rédaction

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