Plus il y a eu d’Africains, plus mes enfants ont été agressés

Publié le par La rédaction

Plus il y a eu d’Africains, plus mes enfants ont été agressés

Ma famille et moi-même avons vécu 20 ans en Seine St-Denis. Nous y avons été heureux et malheureux à la fois. Mais je vais m’attacher à parler de sexualité ou plus exactement du rapport à la femme et à la sexualité dans ce département et de la contamination qui se fait en France et en Europe à partir de ce que l’on appelle  » les quartiers ».

1993, je rentre du parc en poussant le landau dans lequel dort mon bébé. Un jeune homme m’aborde. Il parle très mal le français et je finis par comprendre qu’il est pakistanais et lui parle donc en anglais, que je suppose il doit à peu près comprendre. ce qui est bien le cas. Il me propose de coucher avec lui. Estomaquée je lui fais vertement remarquer qu’il peut aller se faire cuire un oeuf et que je le dénoncerai au premier policier qui passe, pour prostitution et harcèlement sexuel sur la voie publique. le ciel semble lui tomber sur la tête, car il était vraiment persuadé que les choses se passaient ainsi en France. Au pays on lui avait dit que les européennes sont toutes des chiennes en chaleur qui paient pour coucher avec le premier venu.

1995/1996/1997 le nombre de femmes voilées ne cesse de croître dans les rues et de plus en plus d’hommes, souvent jeunes tiennent les murs et sifflent les filles jeunes, pas encore les femmes qu’ils savent mariées et/ou mères.

1998/1999, je soutiens la directrice de la maternelle (que pourtant je n’apprécie guère en temps habituel) contre l’accompagnement des mères voilées en sortie. Nous obtiendrons gain de cause, jusqu’à ce que des années plus tard, Mme Belkacem nous désavoue. 

La violence de plus en plus prégnante au primaire me fait inscrire mes enfants à l’école privée. J’en retirerai ma cadette pour lui faire classe à la maison et les deux derniers n’y mettront pas les pieds. 

Un après-midi alors que je regarde ma cadette qui marche le long du mur de l’école vers la porte de la maternelle, surveillée par la gardienne, un petit garçon passe en trombe devant moi et arrivé à la hauteur de ma fille lui assène un coup de son poing fermé sur la tête puis plonge sous les mains de la gardienne qui s’est précipitée vers ma fille. Je me rue vers ma fille et rentre dans l’école, poursuivie par la mère du petit voyou qui a compris que j’allais m’en prendre à la prunelle de ses yeux. Certes je ne le frappe pas (bien que l’envie me taraude) mais le dispute copieusement. La mère pousse des cris d’orfraie et m’invective dans un mélange d’arabe et ce que je suppose être du pachtoune ou du farsi. Alertée, la directrice sort de son bureau et s’enquiert du pourquoi de tout ce grabuge. La directrice soupire et dit à la mère que son fils est une plaie, qu’il y’en a assez de son comportement et que la famille a été signalée aux services sociaux. Dans un français plus qu’approximatif, la mère essaye de minimiser les choses, à savoir que taper ses petites camarades dans la cour de l’école ce n’est pas si grave… Je m’énerve un peu et lui fait comprendre que si jamais son sale moutard devait recommencer, sur ma fille ou n’importe quelle autre fille, je me chargerais de lui infliger la correction idoine et que je donnerais l’ordre à toutes les filles de l’école de lui tomber dessus et de le frapper.  Le gamin se l’est tenu pour dit le reste de l’année.

2001, Je rentre dans le hall de mon immeuble et croise mes voisins de palier pakistanais (ils habitent à plusieurs hommes dans un studio et nous avons pu observer  un roulement assez important des locataires ). Mes voisins, ils sont quatre ou cinq, sont accompagnés d’une femme blonde à l’air un peu fatigué, mais souriante. Comme le veut l’usage dans nos contrées, je lui adresse mon salut, ainsi qu’à mes voisins  » Bonjour Madame, bonjour messieurs « .  Elle me sourit à nouveau et me demande quel âge a le bébé, me dit que ma fille est bien mignonne etc. etc. Elle a compris que j’ai compris et nous nous regardons par en dessous, le sourire goguenard tandis que mes voisins pakistanais regardent leurs pieds. Arrivés à l’étage, nous nous quittons et la dame et moi-même échangeons moult politesses, histoire de rire (sous cap) encore un peu.  

Je recroiserai la dame de temps en temps et mes voisins s’adresseront à d’autres voisins pour rédiger le chèque du loyer… 

2004, ma dernière fille a intégré la maternelle à son tour. La directrice bataille de plus en plus contre le halal à la cantine, les mères voilées qui veulent accompagner les sorties…. Dans la classe de ces enfants nés en 2001, un petit garçon fait tache. Il est né en octobre 2001 et se nomme Oussama !

Mon aînée grandit et ses formes d’adolescente se dessinent. Le harcèlement de rue va commencer. Et sera tout d’abord le fait d’adultes, dont certains pourraient être son grand-père. Et toujours des hommes de culture musulmane. Nous sommes dans le 93. 

Les jeunes vont commencer à s’en prendre à toutes les femmes, quel que soit leur âge, du moment qu’elles sont européennes ou  » arabes » libérées. 

Ma cadette sera harcelée en classe, car ses camarades filles ont découverts qu’elles utilise des tampons et non des serviettes. Introduire un objet dans votre intimité fait de vous une pute. Et les mères musulmanes ne sont pas les dernières à véhiculer des inepties à propos de l’hygiène féminine. 

2007, mon aînée intègre une filière spécialisée à une heure et demi en tramway et bus de la maison, sa soeur suivra 3 ans plus tard. Les deux témoigneront d’attouchements, de propos salaces et orduriers à leur encontre, chaque jour que Dieu fait. Dans la rue, le bus, le tramway, le métro. C’est une des raisons pour lesquelles de nombreuses filles ont les écouteurs vissés sur les oreilles, pour ne pas entendre !

L’aînée subira même une tentative de viol, en pleine heure de pointe dans le tram, par deux hommes (d’un âge certains et d’origine nord africaine) qui ne se connaissaient pas. L’occasion fait le larron. Personne ne bougera. Quand elle parviendra à sortir de son état de sidération, elle sautera du tram, loin de la maison pour se précipiter au commissariat le plus proche.  Son air hagard et son T-shirt au col détendu par un des agresseurs feront rire le flic au guichet  » non mais vous avez vu comment vous êtes habillée. c’est pas étonnant ».  Elle repartira folle de rage et pleine d’une culpabilité qui ne devait pas être la sienne. 

Rentrée à la maison, elle ne dira rien et enfouira cette histoire au plus profond d’elle. Cependant, elle aura dorénavant un couteau dans son sac. Couteau dont elle se servira un après-midi : ayant reconnu un des hommes dans le tram, elle le suivra jusque dans le hall de son immeuble, où elle le plaquera contre le mur, le couteau sous la gorge.  » tu me reconnais ? Non ? Moi oui. Alors je te la fais courte. Si tu devais recommencer, avec moi ou une autre, je te retrouve et je te les coupe. T’as compris ?  » Le gars s’est pissé dessus. 

Mon fils sera lui harcelé en classe, par une sale gosse, d’origine « arabe ». Mon fils a le tort d’être blond aux yeux bleus et poli (Je témoignerai une autre fois du harcèlement scolaire subi par ma cadette au primaire et au collège, dans un autre mail).

Nous déménageons en 2012, direction une grande ville bretonne. La vie y est plus calme, plus normale. Il faudra près d’un an à mes filles pour remettre des robes, des chemisiers. Il me faudra le même temps pour reprendre un sac à main, sortir mon portable en pleine rue, ne plus épier mes arrières dans les rétroviseurs et les vitrines. 

Mais la situation se dégrade, là aussi. Petit à petit. 

Alors qu’elle se trouve à l’arrêt de bus, ma cadette est apostrophée par les élèves moyen-orientaux des écoles environnantes, dans leurs voitures de luxe dont les immatriculations ne laissent aucun doute quant à leurs origines. Elle ne se laissera pas démonter et avec un grand sourire leur adressera un fort et audible  » choukran ».  Paniqués à l’idée d’avoir été malpolis envers une « soeur », les malotrus partent sur les chapeaux de roues. 

Samedi dernier, après avoir été prendre un verre avec des amis, mon aînée rentre à la maison. Elle ne craint rien, puisque la ville est calme.  Soudain, un homme se glisse derrière elle et passe sa main, la majeur tendu dans son entrejambe. Elle se retourne en hurlant. Le gars s’enfuit, elle le poursuit en beuglant, ivre de rage. Sur le trottoir d’en face un type est au téléphone et ne fait rien. 

L’agresseur ne sera pas rattrapé. Ma fille nous appelle pour que nous venions la chercher. Echaudée par son expérience, elle refuse d’aller au commissariat et s’enferme dans la salle de bain, puis enfourne ses vêtements dans le lave-linge, avant que j’ai pu dire quoi que ce soit. 

Trois jours plus tard, elle ira au commissariat, où elle sera très bien accueillie cette fois.

Elle sera écoutée, on lui dira qu’elle n’aura pas été la seule dans ce cas ce week-end là, mais que comme elle ne peut reconnaître l’agresseur et qu’elle a lavé ses vêtements, elle ne peut que déposer une main courante. Alors que la victime du vendredi soir, elle s’est directement rendue au poste et a donné ses vêtements sur lesquels les services techniques espèrent trouver des cellules épithéliales. On lui demande pourquoi elle n’est pas venue plus tôt, alors elle raconte ce qui lui fut dit dans le 93. Le policier soupire. Et lui assure qu’ici ce ne sera pas le cas. Il note tout, car la main courante d’une victime peut appuyer la plainte d’une autre. 

Puis il lui annonce tristement, que ce genre d’actes est en recrudescence, surtout depuis l’arrivée de « sans papiers » il y a quelques mois. Que le but est bien de faire comprendre aux femmes qu’elles n’ont rien à faire dans la rue, qu’elles ne sont que de vulgaires morceaux de bidoches… Et que pour rentrer chez soi, il va falloir dorénavant sacrifier 15 euros pour un taxi, à chaque fin de soirée. 

Hier soir, rentrant tard du travail, mon mari a avisé une voiture de police en patrouille dans la zone des agressions. Pourvu qu’ils le ou les coincent. 

Laurence Antigone

ripostelaique.com

Publié dans Immigration

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