Nos racines brûlées sur le bûcher de la laïcité...

Publié le par LA REDACTION

Nos racines brûlées sur le bûcher de la laïcité...

Dans une période où l’individu se sent asphyxié par une Europe d’une part, et est pris dans la tourmente d’une mondialisation d’autre part, certaines composantes originelles reprennent une valeur jusqu’ici parfois oubliée. 

Nos racines, qu’elles soient territoriales ou familiales, constituent des repères importants et l’engouement croissant de bons nombres de nos concitoyens pour la généalogie en est un élément révélateur. Nos origines ont conditionné en partie l’éducation que nous avons reçue et qui nous a forgés.

De même, les croyances qui nous ont été inculquées ainsi que les valeurs spirituelles enseignées dans le cadre d’une religion influent, elles aussi, sur notre vie comme des règles auxquelles nous pouvons nous référer, même inconsciemment. Cela peut être également un refuge et un réconfort pour certains, afin de faire face à un contexte ou l’individu devient un simple pion économique et élément de statistiques. 

Nos racines et nos croyances sont donc notre histoire, notre culture et font partie intégrante de ce que nous sommes. Elles peuvent aussi se transformer en une réserve dans laquelle nous pouvons puiser une énergie.

Or, les revendications formulées par une certaine Gauche, au nom de la laïcité, vont à l’encontre de ces valeurs. Telle un lobotomisation, il faudrait nous couper de certains de ces repères en les faisant tout simplement disparaître de notre quotidien.

Nous avons récemment lu dans la presse un cas de suppression de la croix chrétienne d’un avis municipal, l’enlèvement d’une statue de la Vierge qui se trouvait sur le domaine public… 
La prochaine étape sera-t-elle la disparition de tous les calvaires encore visibles le long de nos routes de campagne, ou encore la suppression de tout signe d’ordre religieux sur les tombes puisque les cimetières font partie des domaines communaux ?

Nous apprenons également que l’association Terra Nova souhaiterait supprimer les lundis de Pâques et de Pentecôte pour les remplacer par deux jours fériés correspondant à des fêtes religieuses juive et musulmane… Un ajout serait légitime mais cette substitution est inacceptable !

Ce qui fait l’âme et la culture d’un pays, c’est son peuple. Priver un peuple de ses racines c’est tuer son âme et effacer son histoire. Un pays qui néglige son histoire est un pays qui se meurt... 

Hervé Dejoux

Publié dans France

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