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Peuple de France - Toute l'actualité politique en France

Quand François Hollande ose donner des leçons de morale

30 Mars 2017, 13:00pm

Publié par LA REDACTION

Quand François Hollande ose donner des leçons de morale

Il faut s’appeler François Hollande pour donner des leçons de morale, alors que son quinquennat a été marqué par les éclats d’une gauche immorale.

 

François Hollande n’a pas supporté que François Fillon le désigne comme l’instigateur d’un cabinet noir destiné à l’abattre. Ce que nous avions largement démontré dans le numéro précédent, comme nous avions expliqué à l’automne 2014 que toutes les attaques contre Nicolas Sarkozy étaient directement orchestrées depuis l’Élysée. N’ayant pas d’argument pour démentir les accusations de François Fillon, le chef de l’État a répondu le lendemain par cette phrase extraordinaire : « Vous savez, je ne veux pas rentrer dans le débat électoral, je ne suis pas candidat. Mais il y a une dignité, une responsabilité, à respecter. »

Un quinquennat marqué par les éclats de la gauche (forcément) immorale

Quand François Hollande parle de dignité, cela sonne aussi faux que lorsqu’une nonne donne un cours d’éducation sexuelle. S’agit-il bien du même homme qui a abaissé la fonction présidentielle en faisant des virées nocturnes en scooter pour aller passer la nuit avec une actrice ? S’agit-il bien du même homme qui a fait embaucher un coiffeur à l’Élysée pour s’occuper de ses soins capillaires, pour la somme totale de 593 700 euros ? S’agit-il bien du même homme qui a rendu visite à un voyou de banlieue pendant la convalescence de celui-ci, sans faire le moindre geste à l’égard de policiers soignés à l’hôpital après une agression sauvage ?

Il faut s’appeler François Hollande pour donner des leçons de morale, alors que tout son quinquennat a été marqué par les éclats de la gauche (forcément) immorale, pour retourner l’expression de Marguerite Duras. C’est le même homme qui, il y a cinq ans, lors du débat qui l’a opposé à Nicolas Sarkozy, avait juré qu’il présiderait une République exemplaire.

Tellement exemplaire que l’on a assisté à la démission d’un ministre chargé de la lutte contre la fraude fiscale, accusé d’avoir placé ses économies en Suisse et à Singapour. Tellement exemplaire qu’un ministre du Commerce extérieur a été contraint de partir quelques jours après avoir été nommé, pour avoir “oublié” de payer ses impôts pendant trois ans. Tellement exemplaire que la semaine dernière, c’était Bruno Le Roux, un fidèle de François Hollande récemment nommé Place Beauvau à la place de Bernard Cazeneuve, qui était démissionné pour avoir attribué 24 contrats de travail à durée déterminée à ses deux filles afin d’effectuer un travail d’attaché parlementaire, alors qu’elles vaquaient à d’autres occupations.

Parler de dignité et de morale en politique, c’est s’exposer à un effet boomerang. Et cela concerne autant François Hollande que son protégé, Emmanuel Macron, qui cherche à passer pour une “oie blanche”.

 

L’hystérisation de la campagne présidentielle, dans le sillage des attaques quotidiennes portées contre le champion de la droite et du centre, a conduit le chef de l’État non seulement à parler fort mal à propos de « dignité », mais aussi à sortir de son devoir de réserve. Puisque n’étant pas candidat il est garant du bon déroulement de cette élection décisive. Le problème, comme toujours avec François Hollande, c’est qu’il est à la fois juge et partie. D’un côté, il prend un malin plaisir à voir se défaire la maison socialiste qu’il a dirigée pendant onze ans. De l’autre, il laisse ses proches rallier celui qui a été son proche collaborateur et l’auteur de sa politique de démolition de la France.

Tout cela n’est pas surprenant lorsque l’on sait que son meilleur ami, l’avocat Jean-Pierre Mignard, a expliqué qu’en cas d’élection de l’ex-ministre de l’Économie, François Hollande jouerait un rôle primordial. C’est même clair comme de l’eau de roche, puisqu’aux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme il avait confié, dans un livre paru à l’automne dernier : « Emmanuel Macron, c’est moi ! » Voilà pourquoi le chef de l’État a fait de son cabinet noir une machine de guerre contre le principal opposant à son “protégé”. Voilà aussi qui en dit long sur ce qui nous attend au cas où cette petite clique rempilerait pour cinq années supplémentaires.

 

 Yves de Kerdrel pour valeursactuelles.com

 

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