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Peuple de France - Toute l'actualité politique en France

Les incohérences du programme d’Emmanuel Macron

20 Avril 2017, 14:00pm

Publié par LA REDACTION

Les incohérences du programme d’Emmanuel Macron

Emmanuel Hollande ou François Macron : cette moquerie (d’un goût approximatif) de François Fillon au cours de son interview sur les antennes de RTL il y a quelques semaines a tout de même une sérieuse valeur pédagogique : Macron ce n’est pas le renouveau, Macron c’est la continuité du socialisme, mais pire encore la reconduction des hommes de l’ombre qui règnent sur le peuple français depuis des décennies.

L’OBSCURE CLARTÉ DU PROGRAMME DE MACRON

C’est la raison pour laquelle peu importe le programme d’Emmanuel Macron, qui est d’une obscure clarté, tel un discours de Hollande. Je rappelle quelques-unes de ses incohérences :

1° la durée du travail est négociable au niveau de l’entreprise, mais la durée légale des 35 heures demeure ;

2° la retraite par répartition doit être sauvée mais grâce à la retraite par points (elle-même mystérieuse) ;

3° l’ISF est maintenu, sauf quand on en est exempté ;

4° la dette doit être abaissée, mais les promesses de subventions se multiplient à chaque meeting ;

5° de toute façon la plupart de nos problèmes seront à résoudre dans le cadre européen.
 
 
QUELQUES INCONGRUITÉS

Après les incohérences, Macron nous propose quelques incongruités : le service militaire d’un mois, les enseignants payés 3.000 euros pour aller dans les ZEP, le contrôle de l’application des normes dans les pays étrangers, etc.

Pour Emmanuel Macron, l’essentiel est de paraître, l’essentiel est de parler. Et quand on parle de tout en disant n’importe quoi on finit par divaguer sur le « crime contre l’humanité », sur « la culture française » : « Je vous ai compris, je vous aime, la Guyane est une île ».

Tout cela pourrait passer pour de la légèreté, propre à une jeunesse insouciante et impatiente. Mais en réalité, les choses sont très sérieuses, car la mode Macron n’est ni plus ni moins qu’une machination pour sauver ceux qui détiennent actuellement le pouvoir, et tous les pouvoirs. Qui sont-ils ?

LE RADEAU DE LA MÉDUSE MACRONIEN

Il ne s’agit pas de ces politiciens qui croient avoir trouvé abri sur le radeau de la Méduse. De Hue à Madelin, de Le Drian à Perben, de Bayrou à Royal, ils veulent éviter de se noyer. Que de « visages nouveaux », que d’éléphants du PS, que de renégats : la queue est longue au tire-fesses du pouvoir !

Il s’agit, par priorité et par calcul, des hommes de l’ombre. La candidature Macron s’inscrit dans un plan de survie au pouvoir des sectes, des équipes, des élites, des princes qui nous gouvernent depuis des décennies.

Énarques, inspecteurs des finances, hauts fonctionnaires, grands présidents de banques, de médias et d’entreprises : tous craignent une véritable alternance qui mettrait fin à leur empire.

EMPIRE DES FONCTIONNAIRES

Empire des finances publiques, empire des privilèges et des passe-droits, empire des esprits à travers l’Éducation Nationale et les médias, puisqu’ils contrôlent, je le rappelle encore, Le Monde, Les Échos, L’Express, Libération, BFMTV, RMC, SFR, Numéricable, etc.

Que le quinquennat Hollande a été bienvenu pour ce capitalisme et ce journalisme de connivence ! Il faudrait donc impérativement le prolonger, et François Fillon est l’empêcheur de régner en rond. Voilà pourquoi, cabinet noir ou pas, tous les moyens sont bons pour le démolir – sans succès à ce jour.

Certes la pensée socialiste est toujours présente à l’esprit de beaucoup de Français, de droite comme de gauche, mais l’effondrement du PS est une occasion de la frapper durement en ouvrant la voie innovante de la liberté. En finir avec la pensée socialiste.

CONFISQUER LES MOTS DU LIBÉRALISME

Les socialistes de tous bords tentent de se survivre en confisquant les mots du libéralisme, en s’abritant derrière le masque de la sociale-démocratie, une chimère qui a fait le malheur de tous les pays qui l’ont adoptée.

Malheur aux Français s’ils ne choisissaient pas la rupture, car ce qui a permis aux hommes de l’ombre de tout contrôler n’est que la rançon inéluctable du dirigisme, du jacobinisme.

Il est plus facile de conquérir et de garder un pouvoir concentré, Lénine l’avait bien dit. Il est plus facile d’asservir une population assistée. Bismarck et Beveridge l’avaient bien compris.

La vraie sauvegarde de la liberté des citoyens se trouve aujourd’hui dans les profondeurs de la France, dans cette société civile qui a su se mobiliser, dans ces provinces qui ont su raison garder face aux folies parisiennes, dans ces jeunes qui veulent secouer la société. Voilà où est le vote caché, voilà qui chassera les puissances cachées.

Jacques Garello pour contrepoints.org

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