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PEUPLE DE FRANCE

PRÉSIDENTIELLES: LES FRANÇAIS SONT-ILS DEVENUS FOUS ?

14 Avril 2017, 07:00am

Publié par LA REDACTION

PRÉSIDENTIELLES: LES FRANÇAIS SONT-ILS DEVENUS FOUS ?

Depuis plusieurs semaines, on assiste à des mesures de l'opinion de nos compatriotes qui laissent vraiment perplexe. Tout d'abord, on peut penser que leurs surprenantes prises de positions "sondagières" sont liées à l'offre qui leur est faite et qui est composée de 11 candidats....

Que peut-on en penser?

Déjà, qu'une des plus grandes et des plus anciennes Démocratie puisse aligner sur la ligne de départ de ses élections Présidentielles 2 candidats, Poutou et Arthaud, se revendiquant du Trotskisme, un, Mélenchon, du Castrisme et un, Hamon, d'un Gauchisme affirmé, est, en 2017, un exploit peu commun totalement en décalage avec les problemes de notre époque. 
Qu'il y ait, en outre, 2 farfelus, Chaminade et Asselineau, ayant rempli les conditions d'agrément à l'élection ainsi que 2 autres, NDA et Lassalle , se présentant en "électrons libres" après avoir rompu avec leurs anciens partis, pourrait apparaitre comme un signe de santé et d'ouverture démocratique si cela ne venait perturber un électorat déjà en rupture de confiance avec le monde politique. 

Enfin que le trio des candidats à réel potentiel de victoire soit composé de deux personnes, Macron et MLP, se présentant comme étant en rupture avec les partis traditionnels, qui ont pourtant assumé le pouvoir depuis le début de la cinquième République est également déroutant. L'offre peut donc dans une certaine mesure conditionner la demande...Mais cela ne suffit pas pour expliquer ces mouvement d'opinion.

Rappelons que les deux grandes familles politiques qui ont marqué les 70 dernières années, les socialistes (PS) et les gaullo-libéralo-centriste ( LR + UDI) ne sont actuellement, dans les derniers sondages qu'à un peu plus de 25% des intentions de vote. C'est totalement hallucinant, sachant que leur plus mauvais score de toutes les élections Présidentielles, en 2002, était un peu inférieur à 50% et s'expliquait par un grand nombre de candidatures dissidentes. 

Dans le même ordre d'idée, 7 candidats sur 10 veulent sortir de l'Europe, un a des exigences de renégociation irréalistes et trois seulement ont des demandes que l'on peut considérer comme raisonnables. Ainsi, aujourd'hui, la quasi -majorité des Français, si l'on s'en réfère aux sondages, serait actuellement pour le Frexit... c'est totalement absurde et déraisonnable. En matière de déficit et donc de dépenses non financées il en est quasiment de même. Une grande partie de nos compatriotes, dixit les intentions de vote, ne s'intéressent absolument pas au fait que nous vivons au dessus de nos moyens et que cela ne pourra pas durer. 

On pourrait passer en revue tous les éléments qui constituent la politique d'un pays comme le notre et on constaterait que dans l'ensemble, il n'y a qu'une minorité d'électeurs, qui, aujourd'hui, aurait pris conscience de l'état de nos finances publiques et plus généralement de notre affaiblissement progressif lié à notre refus de réformer en profondeur notre pays. C'est très inquiétant et se traduit même par des faits surprenants tel que celui de la consultation-test effectuée auprès des étudiants des différents IEP Francais (sciences Po). Mélenchon arriverait en tête avec 46 % des votes !!!. Je rappelerai que ces étudiants seront pour une partie non négligeable les futurs hauts fonctionnaires de nos services publics....
Au secours !

Tous ces constats sont d'autant plus surprenant que, depuis des années, on assistait à une lente évolution de nos compatriotes vers un abandon progressif de l'idéologie socialiste qui avait conditionné notre pays pendant des décennies y compris lorsque les partis de la droite républicaine était au pouvoir.

Des faits étranges et répétés peut donner un début d'explication à ce surprenant paradoxe. 
Deux des candidats atypiques se partagent la vedette tant lors de leurs meetings que par les reprises laudatives des médias. Il s'agit de Macron et de Mélenchon. Qu'ont-ils en commun ? 

Tous les deux, lors de leurs discours, ne sont pas dans le registre pédagogique mais dans la transmission de message prophétiques. Ils parlent de bienveillance, de paix, d'amour... ils se déconnectent des réalités du vécu quotidien des gens, soit pour les myttifier soit pour les exemplariser et ainsi créer des chocs émotionnels.

Gaël DeLa Porte DuTheil

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