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Peuple de France - Toute l'actualité politique en France

Salle de shoot à Paris: Les riverains au bord de la crise de nerfs veulent aller en justice

7 Avril 2017, 08:00am

Publié par LA REDACTION

Salle de shoot à Paris: Les riverains au bord de la crise de nerfs veulent aller en justice

Rue Ambroise-Paré (Xe). Aux abords de la salle de shoot, les toxicomanes se piquent en pleine rue. Des bagarres éclatent fréquemment et les dealeurs viennent en VTC, le soir, approvisionner les consommateurs. Les riverains sont au bord de la crise de nerfs.

Injections en pleine rue, bagarres, insécurité, deal sous les yeux des passants, prostitution, cris et attroupement jusque tard dans la nuit... Les riverains de la salle de shoot installée depuis 6 mois dans l’enceinte de l’hôpital Lariboisière (Xe), rue Ambroise-paré, sont au bord de la crise de nerf.

En dépit d’un bilan très positif dressé par la Ville de Paris et l’association Gaïa (lire ci-dessous), gestionnaire des lieux, habitants et commerçants dénoncent un « enfer » devenu quotidien. Outre le « cahier de doléances » remis à Anne Hidalgo, la maire de Paris, l’édile (PS) du Xe, Rémi Féraud, et le préfet de police, Michel Cadot, ils comptent organiser prochainement un sit-in devant la mairie d’arrondissement , lancer une procédure judiciaire à l’encontre des pouvoirs publics et surtout, réclament à cor et à cri le déménagement de la salle, dans un lieu éloigné des habitations et des commerces, « à l’exemple de ce qui a été fait à Strasbourg, où la salle de consommation est installée dans une zone inhabitée », plaident les riverains.

Face au torrent de protestations émanant du quartier, deux vœux présentés par le groupe UDI-MoDem ont été votés par les élus en séance de conseil de Paris le 29 mars dernier, actant l’ouverture d’une réflexion sur l’extension des horaires de la salle (actuellement de 13 h 30 à 20 h 30) et de l’ouverture d’un second lieu d’injection supervisé dans la métropole. Mais les habitants, qui sont désormais plus de 800 au sein du collectif « Stop salle de shoot », estiment qu’il s’agit de « mesurettes totalement inadaptées à l’ampleur du problème ».

« On sacrifie ce quartier et on méprise ceux qui y vivent, s’indigne un membre du collectif : jamais il n’y a eu autant de toxicomanes dans nos rues. Les consommateurs affluent de partout, accompagnés de chiens qui aboient sans arrêt, se piquent sous nos yeux, dans les voitures dont ils forcent les serrures, dans les halls d’immeubles, alors qu’il était annoncé que les gens attendant l’entrée dans la salle se regrouperaient dans la cour du bâtiment. Le soir, poursuit-il, les trafiquants viennent en voiture approvisionner les toxicomanes, qui sont constitués en clans, et se battent entre eux : deux scènes d’une violence incroyable ont déjà eu lieu les 26 février et 28 mars. Attend-on qu’il y ait un mort ? »

Bien décidés à ne rien lâcher, les riverains notent, photographient et filment sans relâche ce qui fait leur quotidien. Une imposante collecte qui sera remise à leur avocat en fin de semaine, afin d’alimenter la future procédure judiciaire.

Article complet ici: leparisien.fr

 

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