Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
PEUPLE DE FRANCE

Vous voulez 5 ans de plus de hollandisme ? Votez Macron !

21 Avril 2017, 13:00pm

Publié par LA REDACTION

Vous voulez 5 ans de plus de hollandisme ? Votez Macron !

Nous voici à la croisée des chemins, à l’issue d’une campagne présidentielle, confisquée par un pouvoir qui s’ingénia à monter une affaire visant à déstabiliser le favori et à inventer un candidat passe-partout, candidat de substitution au hollandisme.

Il s’agit aujourd’hui de savoir si l’on veut ouvrir les yeux ou les fermer, de se pencher sur un vrai programme et des réformes fondamentales dont le pays a cruellement besoin, ou d’opter – par paresse intellectuelle et indignation mal placée – pour un homme sans expérience ni assise politiques, « homme nouveau » s’adaptant à chaque public, promettant tout et n’importe quoi et à n’importe qui, mais dont le programme ne s’attaque en rien aux problèmes de la France : dette abyssale, chômage exponentiel, fracture territoriale, immigration incontrôlée, communautarisme en expansion, radicalisation islamique, antisémitisme, insécurité, menaces visant certaines personnalités notamment Fillon, attentats de plus en plus fréquents…

Nous sommes confrontés à quatre candidats :

À l’extrême gauche, Mélenchon ; le candidat officiel du PS, Hamon, lâché par ses pairs, désavoué par Valls et sous peu par Hollande, ayant été désigné pour servir de repoussoir à la gauche modérée afin de justifier le ralliement de celle-ci à Macron. Mélenchon, ancien trotskyste relooké, joue du populisme progressiste pour électriser une jeunesse déçue par la gauche et qui rêve du « grand soir » sans voir les lendemains qui déchantent. Pourtant, l’admiration que porte l’ancien lambertiste aux deux « révolutionnaires » latino-américains : Castro qui a fait de Cuba un cauchemar politique et économique, Chavez qui a ruiné le Venezuela pourtant un des pays les plus riches d’Amérique du Sud, devrait ouvrir les yeux à ces jeunes dupes. Ne parlons pas de ses propositions pour un immigrationnisme accru et de ses promesses faramineuses qui se traduiraient par des dérives financières considérables, préambule à de nouveaux impôts.

À l’extrême droite, Marine Le Pen, personnalité qui a su dédiaboliser le FN, même si gauche et droite agitent en permanence l’épouvantail frontiste, défend un populisme virulent. Reste que si le tableau qu’elle dresse de la France est sans complaisance, son programme économique inquiète.

Au centre droit, un libéral conservateur, François Fillon, au programme intransigeant, prévoit des réformes radicales pour la France, qui séduisent un électorat conscient de la situation. Mais ce candidat, le pouvoir s’est employé à l’ostraciser et à le déconsidérer en montant en épingle l’embauche de son épouse comme attachée parlementaire – faute vénielle eu égard aux urgences nationales –, que nombre de députés de droite et de gauche exercent légalement. Mais Fillon a, lui, été victime d’un lynchage mené par une caste juridico-médiatique déchaînée alors qu’elle n’a pas montré le même acharnement pour l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux coupable de pratiques similaires sinon plus graves…

Ce faisant, on a chargé François Fillon d’une faute majeure afin de lui faire perdre la confiance des électeurs en le désignant à la vindicte publique comme bouc émissaire d’une classe politique à laquelle les Français ne font plus confiance. En transformant la présidentielle en campagne morale, on évitait de parler du programme des candidats, les affaires revenant inlassablement sur le tapis, et l’on a permis à une partie de l’électorat centriste, frileux, qui depuis plus de deux siècles a toujours louvoyé à l’écart des courants, protégeant ses intérêts et sa bonne conscience, de cautionner son ralliement à Macron.

En effet, ce n’est pas sur le programme de ce dernier – si tant est qu’il en ait un – qu’ils se sont décidés mais en mettant en avant leur vertu offensée. Cette frange qui réunit aussi des bobos donneurs de leçons, des intellectuels aux indignations sélectives, a tout du mouvement « d’indignés » qui se placent au-dessus de la mêlée sans s’interroger vraiment sur la véracité et le timing de cette campagne d’enfumage. Finalement, celle-ci leur permet de ne pas s’engager pour celui qui préconisait des réformes, à leurs yeux, excessives. Devenant tout à coup juges, ces moralistes pouvaient retrouver leurs douillettes certitudes, préférant se voiler les yeux que de faire face à la crise et aux dangers d’un monde en surchauffe.

Car Macron, l’illusionniste, le bateleur, prolixe et contradictoire, évasif, flou, le candidat de « l’extrême centre » est, au fond, leur homme, celui du consensus mou qu’incarnaient déjà en leur temps Lecanuet et Bayrou, lequel a rejoint Macron, lui apportant avec d’autres transfuges de droite, l’équilibre indispensable perturbé par l’arrivée des trop nombreux ténors du PS. Macron qui se dit au-dessus des partis, qui joue sur le sentiment, l’élan fusionnel : « Je vous aime, je vous aime farouchement ! », main sur le cœur, visage en extase comme s’il était tout à coup investi d’une révélation divine, se présente comme un homme du juste milieu, apaisant et rassurant. Mais ce nouveau gourou s’inspirant des télévangélistes américains, expert en communication conseillé par de richissimes hommes d’affaires, est en réalité un représentant des lobbies financiers et de l’oligarchie mondialiste. Ce faux nez de Hollande est, comme la gauche recyclée, le candidat capitaliste sans frontières.

Et s’il se garde d’aborder les questions essentielles, il n’oublie pas, pour être élu, de draguer un certain électorat en dénonçant, depuis Alger, la France colonisatrice coupable de « crime contre l’humanité », en affirmant qu’il n’y a pas de culture française mais des cultures, ce qui revient à encourager le multiculturalisme et à préférer la diversité aux citoyens de la France profonde que, candidat de l’élite « hors sol », il n’hésite pas à qualifier d’« aigris et de ringards ». Il sait aussi séduire une jeunesse avide de réussite, subjuguée par l’ancien banquier et ministre, lequel se présente comme un ambitieux casseur de codes.

Aujourd’hui, plus que jamais, l’enjeu des présidentielles c’est le redressement de la France, non les aménagements, les emplâtres ou les paroles creuses qui, en filigrane, cachent l’ouverture d’une économie sans frontières et de nouveaux peuplements non maîtrisés, une menace pour notre identité et notre démocratie. Derrière le théâtre macaronique, on devine un projet de mise en coupe réglée du pays, une globalisation grimée en avenir radieux ; derrière un populisme soft, une soft dictature ; derrière les sourires et les mamours, la police de la pensée.

Max Chaleil pour ripostelaique.com

Commenter cet article