Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Peuple de France - Toute l'actualité politique en France

L’abandon silencieux de la culture française

24 Mai 2017, 11:00am

Publié par LA REDACTION

L’abandon silencieux de la culture française

La culture française subsiste, mais elle est devenue l’apanage d’une petite élite. Elle n’est plus la culture partagée, même à un niveau modeste, par tous les Français.

Il est des phrases qui heurtent en profondeur certaines sensibilités. Ce fut le cas de celle d’Emmanuel Macron affirmant qu’il n’y a pas de culture française mais une culture en France.

Cette approche signe la défaite de l’école républicaine qui s’est construite depuis le 19e siècle. Elle correspond aussi à une réalité vécue par de nombreux enseignants à la fin du XXe siècle et au début du XXIe : l’abandon par l’école de sa mission traditionnelle de valorisation de la nation française à travers son histoire et sa culture.

TRANSMETTRE LA CULTURE FRANÇAISE

La grande ambition de notre école, qu’il s’agisse de l’enseignement élémentaire ou secondaire, a longtemps été de transmettre la culture française. Les livres d’histoire de l’école primaire des années 50 et 60 étaient encore imprégnés d’un nationalisme bon teint.

Les héros, Vercingétorix, Bayard, Napoléon et bien d’autres étaient représentés par des dessins ou des peintures les valorisant. La jeunesse devait ressentir la fierté d’être Français. Dans l’enseignement secondaire, la culture française était glorifiée.

On étudiait la littérature dans le Lagarde et Michard, ensemble de six ouvrages proposant des textes des grands auteurs français depuis le Moyen Âge jusqu’au 20e siècle. Cette série comportait aussi des éléments d’histoire de l’art. L’enseignement était construit selon un ordre chronologique rigoureux.

LE BON ÉLÈVE

Un bon élève avait à l’issue de ses études secondaires un ensemble de références culturelles solides, ancrées dans le temps par une chronologie rigoureuse. Seuls les cancres ignoraient que Louis XV avait vécu au XVIIIe siècle, que Rabelais était un écrivain du XVIe ou que Delacroix peignait au XIXe. Un élève moyen pouvait réciter des tirades entières des grands classiques.

 

Le Cid de Corneille était étudié en classe de quatrième. Les stances de Rodrigue (« Percé jusques au fond du cœur… ») ou les lamentations de Don Diègue (« Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie… ») devaient être connues « par cœur ». Il s’agissait bien d’ailleurs de la pensée et du cœur. On aimait la France et sa culture.

 
L’enseignement de l’histoire et de la littérature était structuré selon une stricte chronologie qui constituait la colonne vertébrale du récit national et de celui de l’aventure humaine depuis les temps immémoriaux. Le bon élève était ainsi armé pour affronter les tentatives d’endoctrinement....
(...)
 
Article complet ici: contrepoints.org

 

Commenter cet article