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Peuple de France - Toute l'actualité politique en France

Le pire, dans l’affaire Guillon, c’est le silence complice de la presse

5 Mai 2017, 12:00pm

Publié par LA REDACTION

Le pire, dans l’affaire Guillon, c’est le silence complice de la presse

On connaissait l’art engagé. Place maintenant à l’art enragé. Nombreux sont les artistes qui prêtent leur voix ou leur plume à la défense de telle cause, au soutien de telle personnalité. Il est cependant plus rare de les voir user de leur notoriété pour injurier ou menacer ceux avec qui ils auraient des désaccords.

Hélas, beaucoup d’artistes engagés sont bien souvent enragés : Nicolas Dupont-Aignan l’a découvert à ses dépens lorsqu’il s’est vu invectivé, moqué et menacé suite à son ralliement à Marine Le Pen.

On relèvera entre autres les insultes de Gilles Lelouche, Matthieu Kassovitz et Benjamin Biolay, des zartistes notoirement orientés à gauche, qui ont posté sur twitter des messages injurieux à l’encontre du président de Debout La France. « Grosse merde », clame le premier; « trou du cul », annone le second. Quant au chanteur Benjamin Biolay, il traite l’élu de « petite pute » et va jusqu’à le menacer : « c’est à tes risques et périls, tu vas le payer cher« … Une belle leçon de démocratie stalinienne que nous dispensent ces zartistes au grand cœur et à la larme facile.

Des propos qui ont décidé Nicolas Dupont-Aignan à déposer plainte contre les trois zartistes dont deux (MM. Biolay et Lelouche) ont par la suite retiré leurs publications. Matthieu Kassovitz persiste quant à lui : « je t’encule Thérèse » dit-il classieux, et d’ajouter : « impatient de te revoir au tribunal pour parler de ton anus de vierge effarouchée ».

Il en est qui ne se satisfont pas de l’injure personnelle. Il leur faut encore salir les morts. C’est à Stéphane Guillon que l’on décernera la palme de l’infamie. Invité hier matin sur LCI, l’humoriste est allé jusqu’à faire des traits d’humour sur le décès de la mère de Dupont-Aignan survenu ce jeudi 27 avril : « Il a perdu sa maman il y a deux jours donc j’ai respecté ce moment. Je me suis dit que ma mère aurait fait la même chose si je m’étais engagé aux côtés de Marine Le Pen et si j’avais déclaré être son Premier ministre, vouloir travailler avec elle : je pense que ma mère se serait aussi laissée mourir comme madame Dupont-Aignan« . Avec un fils aussi immonde, Mme. Guillon devrait effectivement se poser des questions sur l’éducation qu’elle lui a prodiguée.

On notera le digne silence de Nicolas Dupont-Aignan qui n’a pas réagi à ces attaques. C’est Laurent Jacobelli, secrétaire général de DLF, qui est monté au créneau pour dénoncer les propos « abjects » de l’humoriste.

L’art est par essence impertinent, dira-t-on avec justesse. Un artiste est le porte-parole des sentiments de son époque et doit à ce titre clamer haut ce que d’aucuns chuchotent, quitte à enfiler sur ses frêles épaules la toge de l’immonde, quitte à marquer son nom du sceau de l’infamie. Ovide, Lucien le Rhéteur, François Villon, Sade, Georges Bataille… Il serait long d’établir la liste des ces artistes, de ces princes noirs qui, avec une plume caustique et impertinente, ont moqué, bousculé voire foulé aux pieds l’ordre social établi, certains allant jusqu’au crime.

Leur impitoyable plume ténébreuse a souvent raillé, dénudé et flétri ce que d’autres tenaient pour sacré : rois, lois, morts et dieux. Il y a cependant trois différences majeures entre eux et les zartistes de gauche qui attaquent Nicolas Dupont-Aignan.

Les premiers, si odieux fussent-ils, n’ont jamais fait de la vulgarité leur saint patron. Les plus sombres œuvres de Sade et de Bataille ont été écrites sous le sceau de la grâce et de l’élégance. On n’imagine pas Voltaire traiter Louis XVI de « trou du cul », pas plus qu’on n’imagine Ovide menacer de mort un sénateur romain. S’ils s’en sont abstenus, ce n’est pas tant par la crainte du cachot que par un talent d’urbanité qui leur permettait d’écrire les pires diatribes en conservant leur élégance. Car même la raillerie et le mépris se nimbent de grâce quand ils émanent d’un homme raffiné. Le vulgaire est toujours un indicateur d’inculture.

De plus, les artistes maudits dont nous avons parlé étaient (à la différence de MM. Lelouche, Kassovitz, Biolay et Guillon) indépendants et réellement insoumis. Le flot acide de leur encre coulait selon son propre cours, et ces auteurs ne se prostituaient pas à telle ou telle personnalité, fût-ce un roi ou un empereur, préférant souvent l’exil ou la mort à la servitude de leur pensée. Quand Sénèque se moque d’un empereur mort, il n’attend pas en retour d’être stipendié par les deniers publics et sait qu’il risque au moins l’exil et la disgrâce. Et surtout, il le fait pour lui-même et pour sa liberté, non pour complaire à tel candidat ou se faire le porte-voix de tel parti. A l’inverse, de Guillon et Kassovitz qui, en grands assistés, veulent être des « artistes d’Etat » et cracher leur fiel au nom de la gauche, aux frais du contribuable qui paye sa redevance télévisuelle et qui les finance par ses impôts.

L’on se demandera enfin ce qui est le plus scandaleux : que des artistes enragés de gauche menacent et insultent un élu et raillent sa mère décédée, ou bien l’indifférence complaisante dans laquelle se déroulent ces abominations. La presse ne se serait-elle pas enflammée, la classe politique toute entière ne vomirait-elle pas ses indignations, si un des (rares) artistes de droite avait tenu pareils propos à l’égard d’un Bayrou rallié à Macron ou de toute autre personnalité de gauche ?

Des personnalités subversives ont dû comparaître devant la sacro-sainte 17echambre pour moins que ça. Il a suffi d’une caricature pour que l’esprit Charlie soit oublié et que Soral soit condamné à passer trois mois dans les geôles. Idem pour l’humoriste Dieudonné qui s’est vu accusé de… racisme, après quelques blagues de mauvais goût sur Christiane Taubira. Le microcosme médiatico-politique qui s’agite devant le moindre soubresaut de la « fachosphère » garde un silence de cimetière face aux infamies dont ses propres zélateurs se rendent coupables. Aux purs, tout est pur. Toutes les infamies, toutes les outrances vous seront permises si vous appartenez au camp du Bien.

Nicolas Kirkitadze pour ripostelaique.com

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