Affaires François Fillon et Richard Ferrand: deux poids deux mesures !

Publié le par LA REDACTION

Affaires François Fillon et Richard Ferrand: deux poids deux mesures !

Mais quelle est cette affaire Ferrand ?

Pour garantir l’impartialité de la présentation des faits, je me réfère à cet article du Monde dont voici un extrait :

Richard Ferrand fut, de 1993 à 2012, le directeur général des Mutuelles de Bretagne, qui fédèrent plusieurs mutuelles de santé du Finistère. Lorsque la société s’est mise en quête, en 2011, de locaux commerciaux à louer pour un nouveau centre de soins, la préférence a été donnée à la Saca, une société civile immobilière (SCI), qui allait notamment être dirigée par l’avocate brestoise Sandrine Doucen, épouse de Richard Ferrand.

Une SCI qui n’existait pas encore légalement, toujours selon l’hebdomadaire. La décision du conseil d’administration a été prise avant même que la Saca ne soit enregistrée au greffe du tribunal de commerce et ne fasse l’acquisition de ces locaux.

« L’achat des locaux de la rue George-Sand n’a lieu que le 1er juillet suivant. Le Crédit agricole du Finistère accepte de prêter à la Saca 100 % du prix d’achat et la totalité des frais dits “de notaire”, soit un peu plus de 402 000 euros, remboursables en quinze ans. »

Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184 000 euros, toujours selon Le Canard, la valeur des parts de la SCI « a été multipliée par 3 000 » six ans plus tard.

 

Après seulement onze jours, l’homme de droite qu’était Edouard Philippe, maitrise totalement la dialectique de gauche !

« Il n’y a aucune procédure de justice en cours donc il n’y a pas d’affaire en cours ! »

Attention Emmanuel, tu avais pratiquement réussi à nous faire oublier de qui tu étais l’héritier … Mais l’affaire Ferrand, par ses similitudes avec l’affaire Fillon, nous fait douter et nous poser des questions :

  • Comment se fait-il que le Canard enchaîné n’ait pas sorti cette affaire avant la présidentielle alors que Richard Ferrand avait été l’un des premiers à rejoindre le mouvement En marche ?
  • Comment se fait-il que le Parquet national financier, qui n’avait mis que quelques heures à s’autosaisir contre François Fillon, se déclare aujourd’hui incompétent pour une affaire on ne peut plus similaire ?
  • Comment se fait-il que le ministre n’ait pas immédiatement démissionné ou n’ait pas été poussé à le faire ?

Richard Ferrand n’avait pas de mots assez durs contre François Fillon !

Publié dans Gouvernement, medias

Commenter cet article