André Bercoff dénonce la tartufferie des discours sur la moralisation de la vie publique

Publié le par LA REDACTION

André Bercoff

André Bercoff

Les emplois fictifs de Fillon, les dérives fiscales de Cahuzac, la phobie administrative de Thevenoud, les égarements de Guéant, les fausses factures des vraies campagnes, les rétro-commissions aux partis politiques, tout cela, c'est fini. Chapitre clos. Le président Macron a promis de laver plus blanc.

Mais que se passe t-il? Quels sont ces bruits fâcheux qui circulent, alors que le premier gouvernement du nouveau régime vient à peine d'être formé? Le même Canard qui avait triomphalement ouvert le Fillongate révèle que Richard Ferrand, l'âme de la campagne macronienne, le plus fidèle des grognards, avait contribué à l'enrichissement de son épouse sur le dos de mutualistes bretons, et rémunéré son fils, faute de trouver un non illettré dans sa région.Par ailleurs, à en croire les accusations de Corinne Lepage, le garde des Sceaux, spécialement chargé de rédiger le rapport sur la moralisation de la vie politique, aurait eu à Paris, pendant cinq ans, une secrétaire payée sur les fonds de la députée européenne Marielle de Sarnez, co-fondatrice du Modem et elle-même actuellement ministre. Tout ceci sans compter les vacances subventionnées d'Alain Tourret et les débordements oratoires de Marlène Chiappa.

Cela fait beaucoup pour un Emmanuel Macron qui a fait de sa virginité politique une vertu et de son exigence éthique un étendard. De deux choses l'une: ou celui-ci est cohérent avec lui-même et vire ceux qui ont fauté, ou c'est business as usual dans la continuation de Hollande par les mêmes moyens.

Article complet ici: lefigaro.fr

 

Publié dans Gouvernement, Macron

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trublion 31/05/2017 09:18

C' est le premier pavé dans la mare, il y en aura bien d' autres