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Peuple de France - Toute l'actualité politique en France

Une semaine en Macronie

23 Mai 2017, 11:00am

Publié par LA REDACTION

Une semaine en Macronie

Cela fait une semaine qu'Emmanuel Macron est président de la République et, pour l'instant, c'est business as usual. Peut-être est-ce là son mandat tacite. On fait semblant qu'on change tout, comme ça, derrière des façades flambant neuves, on ne change rien. Le président a 39 ans, la droite et la gauche sont mêlées dans le gouvernement et s'apprêtent à l'être au Parlement, quelques personnalités de la société civile ont été nommées ministres, et en même temps François Bayrou, Marielle de Sarnez, Gérard Collomb le sont aussi, la journée d'investiture a été très classique – voire un peu ridicule avec les deux trônes dans la salle des fêtes de l'Hôtel de Ville –, l'Élysée n'a pas été déménagé, il n'y a aucune surprise à l'horizon, aucune audace, ou plutôt des fausses, des petites surprises et audaces : un médecin à la Santé, un éditeur à la Culture, un écolo à l'Écologie. On verra ce qu'ils font : ils ne sont pas tous précédés de la même réputation. Pas d'entrepreneur successfull à Bercy pour relancer la croissance, pas de ténor du barreau ou de grand magistrat à la Justice pour réformer enfin cette institution qui en a tant besoin, pas de ministère chargé de traquer les gaspillages d'argent public, et d'ailleurs pas de réelles baisses d'impôts en perspective pour les particuliers, au contraire. 

Bien sûr, il ne s'agit pas de faire un procès d'intention au nouveau gouvernement, mais on constatera que ce n'est pas en démarrant par une augmentation de la CSG qu'on remettra l'économie française en marche. La baisse des charges et des taxes sur les entreprises y parviendra-t-elle, si cela n'est pas répercuté sur les salaires ? Guère certain. Le problème le plus prégnant, le vrai tournant auquel les Français attendent Emmanuel Macron et son équipe, c'est le chômage et la pauvreté. Car faire baisser le chômage en permettant des emplois payés trois sous, ça ne suffira pas : ce quinquennat a pour mission de refaire de la France un pays prospère, où non seulement l'argent n'est plus criminel (surimposé, suspecté, poursuivi), mais où il est largement répandu. La concentration de mannes folles entre les mains de quelques patrons n'est plus admissible quand les salaires sont aussi bas. Les entreprises doivent recommencer à payer les gens correctement. C'est d'ailleurs, selon le vieux principe fordiste, leur intérêt personnel, puisqu'elles fabriqueront autant de consommateurs aux moyens plus conséquents. Pour l'instant, on a surtout l'impression d'un entre-soi entre dirigeants du public et du privé, qui semblent ravis d'être là. Il ne tient qu'à eux de faire en sorte que les Français partagent ce bonheur.

Article complet ici: lepoint.fr

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