Législatives : liste des nouveaux députés En marche ! qui ont des casseroles

Publié le par LA REDACTION

Législatives : liste des nouveaux députés En marche ! qui ont des casseroles

Malgré les promesses de probité du président de la République et l'exigence d'un casier judiciaire vierge pour se présenter aux législatives sous son étiquette, plusieurs députés de La République en marche, élus dimanche 18 juin, sont sous la menace d'une procédure judiciaire ou ont été condamnés par le passé. Franceinfo dresse la liste des députés qui ont (déjà) des casseroles.

 

Richard Ferrand, dans le Finistère

Depuis le 1er juin, le ministre de la Cohésion des territoires est sous la menace d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Brest. Les enquêteurs cherchent à savoir si les bonnes affaires immobilières de l'ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne "sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d'atteintes aux biens, de manquements au devoir de probité et aux règles spécifiques du Code de la mutualité".

 

Marielle de Sarnez, à Paris

 

La ministre des Affaires européennes fait partie des élus du Modem concernés par l'enquête sur les assistants parlementaires du parti au Parlement européen. Après un signalement du Front national, la justice cherche à savoir si les assistants des députés centristes, rémunérés par Bruxelles, ont bien travaillé pour l'Europe et pas pour le parti.

Depuis cette annonce, les révélations s'accumulent sur les pratiques du parti centriste. L'un des anciens collaborateurs de Jean-Luc Bennahmias, député européen, a dénoncé un emploi fictif à la justice. Franceinfo a révélé le 8 juin qu'une dizaine d'employés du parti avaient été rémunérés comme assistants parlementaires, bulletins de salaires "pour le moins troublants" à l'appui.

 

Bruno Bonnell, dans le Rhône

Pendant la campagne, l'ancien patron d'Infogrames a vu remonter à la surface ses pratiques pas toujours reluisantes de chef d'entreprise. En 2008, la société de jeux vidéo avait été condamnée à verser 40 000 euros à l'Autorité des marchés financiers. En cause : la gestion de Bruno Bonnell, qui l'aurait amené à faire varier "artificiellement" le cours de son titre en achetant et revendant des actions en 2002 et 2003. Il lui est également reproché par ses adversaires d'avoir "restructuré" son patrimoine après son divorce pour échapper à l'impôt sur la fortune et d'avoir domicilié deux de ses sociétés dans un paradis fiscal.

 

 

Corinne Vignon, en Haute-Garonne

C'est France 3 Occitanie qui a révélé cette information. Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête préliminaire contre Corinne Vignon après un signalement de l'administration fiscale. Cette dernière a relevé une possible dissimulation de revenus liée à son activité... de voyance astrologique. Selon France 3, chaque prestation était facturée 90 euros.

 

 

Romain Grau, dans les Pyrénées-Orientales

Le député est visé par une enquête pour "harcèlement moral" après une dénonciation anonyme, selon France Bleu Roussillon. Ce camarade de promotion d'Emmanuel Macron à l'ENA est directeur général d'EAS Industries, entreprise spécialisée dans la maintenance aéronautique à l'aéroport de Perpignan. Sur plus de 250 employés, au moins 10% sont en arrêt maladie, notamment pour surmenage.

 

Emilie Guerel, dans le Var

La députée est visée par une plainte contre X pour "escroquerie à l'assurance maladie", une plainte déposée par l'un de ses adversaires,Jean-Pierre Colin (UDI). Comme l'explique Var Matin, ce dernier la soupçonne de s'être mise en arrêt maladie à plusieurs reprises, entre janvier et mai 2017, pour participer à la campagne d'Emmanuel Macron.

 

 

Didier Martin, en Côte-d'Or

Le parquet de Dijon a ouvert une enquête préliminaire contre l'élu de Côte-d'Or. Comme le raconte France 3 Bourgogne-Franche-Comté, cet ancien président de l'office du tourisme de Dijon est soupçonné de "faux témoignages" dans une histoire de licenciement révélée par le mensuel L'Accent bourguignon. L'ex-directrice de la structure, licenciée en 2015, lui reproche "d’avoir influencé des salariés" de l’office "à rédiger des attestations en vue de consolider son dossier" de licenciement devant le conseil des prud’hommes.

(...)

francetvinfo.fr

 

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