Macron : de l’illusion au désespoir

Publié le par LA REDACTION

Emmanuel Macron le 5 mai 2017 Crédit : Eric FEFERBERG / AFP

Emmanuel Macron le 5 mai 2017 Crédit : Eric FEFERBERG / AFP

Les résultats des législatives sont sans appel. Le scrutin donne tout pouvoir à Emmanuel Macron.

La force d’attraction habilement mise en place par le candidat-président a parfaitement continué à fonctionner.

Le piège à gogos s’est vite refermé, sans que nous ayons même simplement pu espérer un sursaut des intelligences, en voyant les électeurs se réveiller en allant voter pour la vraie droite – celle qui n’a pas honte de n’être pas de gauche, qui n’a pas honte de s’affirmer conservatrice et qui sait faire face au complexe de supériorité de la gauche.

Pour capitaliser sur le thème du renouveau, thème très développé lors de la campagne présidentielle et qui l’a propulsé au pouvoir, Emmanuel Macron a surfé habilement dès le lendemain de son élection pour s’assurer une majorité d’électeurs pour le scrutin suivant des législatives.

Exemple :
 

– Il n’a pas hésité, lui, l’homme de gauche, à présenter une vitrine ministérielle parfaitement réussie pour rassurer les électeurs de droite : coup gagnant mesuré dans les urnes !
 

– Il n’a pas hésité à se déplacer sur le terrain militaire en allant au Mali pour rassurer l’autorité militaire française et pleurer sur les pertes de nos soldats, pour rassurer les autorités locales en promettant 470 millions d’aide au développement « antidote au développement du terrorisme islamique », pour assurer aux Français qu’on lutte bien contre le djihadisme (des années qu’on s’y adonne… Changement de Président, mais continuité des remèdes inefficaces).
 

– Il n’a pas hésité à déployer ses talents d’acteur sur le terrain idéologique en se rendant en grande pompe dans un lieu à portée symbolique, Oradour-Sur-Glane, pour montrer qu’il associait les enfants (l’avenir), amenés en nombre de toute la France, dans sa lutte contre tout « extrémisme ».
 

– Il n’a pas protesté quand le résultat du vote des Français de l’étranger pour le 1er tour des législatives a été connu avant que les Français de France aillent voter. Et aussitôt les journaux unanimes de titrer : « Sans faute pour Macron », « Plébiscite », « Candidats arrivés premiers »…
Peu ont remarqué que donner les résultats avant que tous les Français aient voté était une exception regrettable destinée à influencer le vote futur.

Pourtant, si le FN était arrivé en tête et qu’on l’ait fait savoir, les mêmes auraient sorti l’artillerie lourde !

C’est tout juste si l’on a su que la participation n’était que de 19,2 %. Pourtant, les commentateurs n’ont pas hésité à parler de tsunami LREM – terme souvent repris lors des derniers sondages et des premiers résultats.
Ce résultat n’est cependant pas une exception depuis que les législatives se tiennent dans la foulée de la présidentielle.

Il suffit de voir ce qui s’est passé en 2007 et en 2012.

Mais il faut surtout regarder ce qui s’en est suivi à chaque fois pour les locataires de l’Élysée arrivés en fanfare.

Finalement, nous avons constaté deux échecs patents, l’un à droite, l’autre à gauche, alors qu’exécutif et législatif sur la même longueur d’onde pouvaient donner l’espoir de voir engager les réformes nécessaires. Il n’en a rien été.

Et maintenant que donnera cette assemblée à majorité LREM, par et pour Macron, élue « obligatoirement » ce 18 juin ?

Ce sera une assemblée hétéroclite faite de déserteurs, de renégats, de refoulés de leur propre parti, ou d’inconnus élus sans coup férir grâce à leur estampille LREM, couleur d’espoir (pour le moment) !
 

Après le trop grand espoir, nous risquons d’observer le grand désespoir… comme, après l’ivresse, la gueule de bois !

Moulin Lerat Francoise pour les4verites.com

 

 

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Publié dans France, Macron

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