Il est urgent de réformer le droit de grève

Publié le par LA REDACTION

Il est urgent de réformer le droit de grève

Comme l’ont rappelé les blocages de livraison de carburants la semaine dernière et l’an dernier (loi El Khomri), les syndicats savent montrer leur pouvoir de nuisance en bloquant le pays.

 

QUELLE LOI POUR LE DROIT DE GRÈVE ?

Les « limitations nécessaires » posées par les tribunaux à l’occasion de cas particuliers ne peuvent remplacer celles qu’apporte une loi, dont le caractère général et permanent assure la force. Cette loi devrait comprendre :

  • La définition ci-dessus des « besoins essentiels ». Le droit de réquisition devrait être assorti de sanctions allant jusqu’au licenciement sans indemnité si l’ordre de réquisition n’est pas respecté.
  • Une grève ne devrait être licite que pour défendre des « revendications professionnelles », excluant ainsi les grèves politiques et de « solidarité ».
  • Une grève ne devrait être licite qu’après un vote majoritaire à bulletins secrets, comme cela se pratique dans les pays voisins.
  • Un véritable service minimum dans les services publics devrait être institué, comme celui qui avait été annoncé pendant la campagne présidentielle de 2007, sur le modèle italien : pas de grève des transports publics aux heures de pointe (trois heures le matin et trois heures le soir).
  • La participation à une grève illégale devrait constituer une faute grave, la sanction pouvant aller jusqu’au licenciement sans indemnité.
  • Les syndicats devraient pouvoir être condamnés à réparer les préjudices causés par une grève illicite. Il faudra donc supprimer l’insaisissabilité de leurs biens inscrite dans la loi.

Quelle que soit la bonne volonté réformatrice du gouvernement, ses réformes seront vouées à l’échec tant que la loi demandée par la Constitution n’aura pas été votée. La réforme de la législation sur le droit de grève est la mère de toutes les réformes.

Article complet ici: contrepoints.org

 

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