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Peuple de France - Toute l'actualité politique en France

Violences au collège : le ras-le-bol des enseignants

13 Juin 2017, 13:00pm

Publié par LA REDACTION

Violences au collège : le ras-le-bol des enseignants

Des professeurs d’un collège de Seine-Saint-Denis ont manifesté ce lundi à Bobigny pour protester contre les violences qu’ils subissent de la part de leurs élèves, rapporte Le Parisien.

Une quinzaine d’enseignants s’avançait ce lundi 12 juin au matin dans les rues de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Le visage fermé, les traits tirés, ces professeurs du collège République, un établissement classé au Réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +) veulent manifester leur désarroi, à la suite de plusieurs épisodes violents survenus dans leurs salles de classe, indique Le Parisien.

Ces enseignants démoralisés font en effet face à des violences de la part de leurs propres élèves. “Nous avons récemment subi des jets de bâtons et de pétards sur les grilles à l’entrée du collège”, témoigne Gaëlle, assistance d’éducation, auprès du journal francilien. Une personne extérieure à l’établissement est entrée il y a dix jours dans une classe et a jeté un caillou dans la salle pour menacer un professeur”.

Depuis, le corps enseignant se sent totalement délaissé par la direction académique, livré à lui-même face à des élèves difficiles. “On subit une forme de découragement, car on ne peut pas aider les enfants comme on le voudrait. Nous avons besoin de plus de moyens humains. 76 % des élèves sont issus de familles défavorisées. Pour certains, l’école n’est pas une priorité. Cela crée des problèmes de comportement, les devoirs ne sont pas faits”, déplore Sandrine, professeure d’anglais au collège République depuis de longues années.

Le syndicat Sud Éducation 93 réclame des outils d’accompagnement supplémentaires permettant aux enfants de bénéficier d’un suivi personnalisé. “Pour un collège comme le nôtre, qui est une cocotte-minute, ces dispositifs sont des soupapes […] Il nous faudrait quatre surveillants supplémentaires, le retour d’un médecin scolaire… ”, énumère le délégué syndical, Jules Siran, dans les colonnes du quotidien. Laconique, la direction académique a estimé que les moyens d’encadrement dans ce collège étaient suffisants, car “au-delà de la moyenne départementale”.

valeursactuelles.com

 

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 14/06/2017 01:39

Le manque de moyens humains est un faux problème. Les enfants ne sont que l'image de l'éducation parentale qu'ils ont reçue ainsi que l'exemple que leurs parents donnent. Full point. Et que veut dire, je cite, "Une personne extérieure à l’établissement est entrée il y a dix jours dans une classe et a jeté un caillou dans la salle pour menacer un professeur", un adulte, très probablement, sinon ils l'auraient précisé.

jacquelin 13/06/2017 14:05

les enseignants n'ont qu'à voter FN et non Mélenchon