Yvelines : contraint par la mairie de quitter son terrain, il se suicide

Publié le par LA REDACTION

Cédric Guerdner sera inhumé, ce vendredi matin, à 10 heures. LP/Jérémie Longuet

Cédric Guerdner sera inhumé, ce vendredi matin, à 10 heures. LP/Jérémie Longuet

Cédric Guerdner sera inhumé, ce vendredi matin, à 10 heures, dans le caveau familial à Plaisir. Dimanche 28 mai, l’homme de 30 ans s’est levé comme chaque matin. Il s’est ensuite enfoncé de quelques mètres dans le petit bois jouxtant le terrain où il vivait. Son corps, pendu à un arbre par une sangle, n’a été retrouvé que le mardi suivant après-midi lors d’une battue organisée par ses proches. Les résultats de l’autopsie rendus ce mardi ont conclu à un suicide.

 

«Ça fait 5 ans que la mairie nous harcèle, accuse sa femme, Sandra Robert. Il ne dormait plus la nuit et pensait que ça ne s’arrêterait jamais. Il savait qu’au final, il allait tout perdre.» Issu de la communauté des gens du voyage, le couple et leurs trois enfants, tous scolarisés en primaire dans la commune de Maule -, s’est sédentarisé en 2010 après l’achat d’un terrain de 4 500 m2, rue du Moulin à Papier.

 

Le problème, c’est que la parcelle en question est en zone naturelle et donc non constructible et, en théorie, non habitable. «On l’a achetée avec l’eau, l’électricité et la personne qui nous l’a vendue y vivait régulièrement et ça ne posait pas de problème…, peste Sandra Robert, submergée par le sentiment d’injustice. Depuis 2010, ça n’arrête pas. On nous a d’abord demandé d’enlever une caravane, puis les engins de travail de mon mari, un hangar dans lequel il travaillait, de réparer le portail, de replanter des arbres, mais pas n’importe quelle espèce…».

 

Article complet ici:  leparisien.fr

Publié dans France, Faits-divers

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 14/06/2017 01:45

M'avancerais-je un peu trop en soupçonnant un harcèlement injustifié à l'égard de cet homme ? Sinon comment expliquer que le précédent propriétaire ait pu vivre sur ce type de terrain en toute sérénité jusqu'à la vente de celui-ci à M. Cédric Guerdner, aux dires de Mme Sandra Robert ?