Après la charge de Castaner contre Villiers, la polémique repart de plus belle

Publié le par LA REDACTION

Christophe Castaner n'a pas mâché ses mots. Capture écran

Christophe Castaner n'a pas mâché ses mots. Capture écran

Alors que le chef de l'État, en visite hier sur la base aérienne de dissuasion nucléaire d'Istres, essayait tant bien que mal d'apaiser l'ire des militaires, après la démission du général Pierre de Villiers du poste de chef d'état-major des armées (Cema), le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner n'a pas mâché ses mots, dans des déclarations au Figaro.

«Le chef d'état-major a été déloyal dans sa communication, il a mis en scène sa démission», déplore Castaner. Et d'ajouter: «C'est son comportement qui a été inacceptable. On n'a jamais vu un chef d'état-major s'exprimer via un blog, ou faire du off avec des journalistes ou interpeller les candidats pendant la présidentielle, comme cela a été le cas. Il s'est comporté en poète revendicatif. On aurait aimé entendre sa vision stratégique et capacitaire plus que ses commentaires budgétaires». 

Le secrétaire général du Front national Nicolas Bay a vivement réagi sur France Info:

«Castaner tente de jeter l'opprobre sur le général de Villiers qui à aucun moment n'est sorti de son devoir de réserve.»

Même tonalité pour Florian Philippot, interrogé ce matin sur BFMTV:

«Le gouvernement continue d'humilier cet homme, ce très grand soldat».

Chez les Républicains, l'ancien ministre Thierry Mariani a dénoncé sur Twitter un propos «mesquin, indécent, déplacé»

 

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Publié dans France, Gouvernement

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 21/07/2017 19:11

Castagner pratique l'inversion accusatoire, mais peu s'y trompent. Ce procédé est mesquin, déloyal et malhonnête ! Quant au panégyrique du Général Pierre de Villiers par Macron, Dieu, qu'il sonne creux et faux ! Ce n'est pas la peine de se donner autant de mal, peu sont dupes de ces mots théâtraux pour se faire pardonner, non pas du Général Pierre de Villiers à qui il n'a adressé aucune excuse de son faux pas, mais éventuellement par ce peuple qui n'est rien selon son cri du cœur à la gare du Nord. Ce fut un four.