Camp de migrants à Metz: Les demandeurs d'asile de plus en plus nombreux. Les bénévoles dépassés.

Publié le par LA REDACTION

Ce camp avait été établi en 2013, date de la photo, mais a été réaménagé par l'Etat en avril 2017 sur un parking de Metz. © AFP/ JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Ce camp avait été établi en 2013, date de la photo, mais a été réaménagé par l'Etat en avril 2017 sur un parking de Metz. © AFP/ JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Au camp de Blida, quelque 700 demandeurs d'asile passent chaque jour. Ce camp, établi dans un premier temps en 2013, a été réaménagé en avril dernier par l'État, sur un parking de la ville de Metz. Mais alors que ses capacités d'accueil sont largement dépassées, il continue d'arriver de plus en plus de monde. Pour les associations et bénévoles en charge de sa gestion quotidienne, l'installation est devenue un véritable « bidonville humanitaire », où promiscuité et violences s'intensifient. « Il n'y a même plus la place de mettre des blocs sanitaires. Il fait chaud, la densité est plus importante, donc la tension monte », explique Marie-Claire Fabert, l'une des responsables associatives qui interviennent sur le camp.

Ce parking, où s'accumulent des tentes fournies par des collectifs citoyens, a été transformé en camp en avril, lorsque la préfecture de Moselle a indiqué ne plus avoir une seule place pour loger les demandeurs d'asile. Au printemps, 150 personnes y avaient été installées : avec 500 personnes en moyenne arrivant chaque mois, la préfecture n'avait plus aucune capacité d'accueil. « Quand on est passé au-delà de 300, cela a commencé à être compliqué. Puis, quand cela a dépassé les 400, on a senti que l'on ne gérait plus la situation », explique Claude, l'un des bénévoles qui s'occupent notamment des distributions de tentes et de repas chauds.

Violences et apparition de maladies

La nuit, désormais, certains ne dorment pas dans leur tente, de peur des violences, mais dehors, non loin des trois hommes chargés de la sécurité. La police, elle, passe toutes les deux heures pour compter les personnes et les tentes. Samedi, sur les 697 personnes passées sur le camp, moins de la moitié y a effectivement dormi. Les autres passent, puis repartent, explique un bénévole. Selon les chiffres communiqués aux associations par la préfecture – qui n'était pas joignable – 285 personnes précisément résident 24h/24 dans le camp.

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Publié dans France, Immigration

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