Crise migratoire : 250 000 clandestins demain chez nous

Publié le par LA REDACTION

Crise migratoire : 250 000 clandestins demain chez nous

Avec la fin de l’état d’urgence en novembre, des centaines de milliers de migrants tenteront de franchir la frontière entre l’Italie et la France, pour remonter vers Paris et Calais. Une perspective qui inquiète au plus haut niveau de l’État.

 

C’est le pire cauchemar des autorités françaises : 250 000 migrants supplémentaires chez nous. C’est aussi la prévision la plus crédible du nombre de clandestins qui peuvent arriver en France dans les mois qui viennent. À partir du 12 novembre. Efficaces, les dispositions de l’état d’urgence décrété il y a deux ans permettaient jusqu’à présent aux préfets des départements frontaliers de rétablir les contrôles systématiques aux frontières. Concrètement, tous les véhicules traversant la frontière pouvaient être contrôlés sans discontinuité, à Vintimille ou à Modane. Autre disposition : les migrants interpellés aux points de passage autorisés, quel que soit leur âge, étaient refoulés et reconduits immédiatement dans le pays d’où ils venaient. C’est ce qu’on appelle la “non-admission”.

Avec l’expiration, le 12 novembre, de l’état d’urgence et du contrôle aux frontières, tout change. Les policiers ou douaniers n’auront plus la possibilité de mettre en place un système de contrôle que pendant six heures d’affilée… maximum.

Le discours droit-de-l’hommiste, loin des réalités, est le même. Voici ce que déclarait Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle : « Le devoir de l’Europe est d’offrir l’asile à ceux qui sont persécutés et demandent sa protection. […] Dans ce contexte, la France doit prendre sa juste part dans l’accueil des réfugiés. Elle doit délivrer des titres à tous ceux dont elle juge qu’ils ont droit à l’asile sur son territoire. » Le même expliquait par ailleurs que « la France ne peut pas accueillir tout le monde »,qu’il agira « avec la plus grande fermeté contre les réseaux de passeurs ». Le discours passe auprès des médias et des associations. Il est pourtant inefficace. Pourquoi ? « Seules les mesures extrêmement fermes de quotas, de refoulements et d’expulsions systématiques [sont] efficaces en matière d’immigration », explique un préfet qui s’inquiète d’une telle naïveté : « On fait face à plusieurs centaines de milliers de personnes qui arrivent chez nous, pas une cinquantaine ! »

Conséquence immédiate de cette politique : plutôt que de renvoyer dans leur pays d’origine les migrants qui n’ont pas déposé de demande d’asile, ils sont “répartis” sur le territoire, comme ce fut le cas le 7 juillet, porte de la Chapelle, lors de la… 34e évacuation d’un camp de migrants à Paris.

250 000 nouveaux migrants pour 2017 !

Et pourtant, tous les voyants sont au rouge. Depuis le mois de janvier 2017, ce sont plus de 100 000 migrants qui ont franchi les portes de l’Europe en traversant la Méditerranée via les côtes italiennes, d’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le ministère italien de l’Intérieur. Le mouvement est tel que les services de police italiens prévoient, d’après nos sources, l’arrivée de plus de 250 000 migrants pour la seule année 2017. La mise à disposition d’une réserve de 1 500 personnes supplémentaires, dont 170 Français, pour renforcer la nouvelle Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes n’aura — sans surprise — pas permis d’endiguer le flux. Les autorités italiennes le reconnaissent elles-mêmes : « 250 000 migrants est le seuil. Après on ne sait plus gérer », indique, désabusé, un préfet italien.

 

Lire l'article complet de Louis de Raguenel sur valeursactuelles.com

 

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