Emmanuel Macron a-t-il utilisé les moyens de l’état pour financer sa campagne ?

Publié le par LA REDACTION

Emmanuel Macron a-t-il utilisé les moyens de l’état pour financer sa campagne ?

L’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron n’est pas un hasard, elle a été pensée et réfléchi, pas par lui mais par les élites cosmopolites. Alors évidemment en lisant mes premières lignes on va crier au complotisme, de toute façon dès qu’on a une voix dissonante on est un complotiste, comme si la vérité de l’évangile viendrait essentiellement des médias mainstream, contrôlés et politiquement corrects.

Sa victoire n’est pas dû à une intelligence supérieure mais parce que des gens très riches, propriétaires de grosses structures, d’importants médias ont décidé qu’Emmanuel Macron prendrait le pouvoir, son profil étant le plus compatible pour servir leurs intérêts. Autrement il n’est pas possible de réunir près de 22 millions d’€ pour 1 mois de campagne sauf à posséder une fortune personnelle importante en amont.

Emmanuel Macron lors de son passage chez Rothschild n’était pas un simple banquier mais un passeur d’affaire, il utilisait ainsi son carnet d’adresse venant de l’ENA pour apporter des grandes sociétés pas trop chères à des businessmen cherchant à faire de plus-values.

C’est ce qu’il a fait en gros au sein de son ministère de l’économie en utilisant sa fonction et son passé professionnel pour lever ses fonds faramineux. Ainsi, nous apprenons ce jour par France Info qu’ « En avril 2016, Emmanuel Macron lance En Marche. Pour remplir les caisses, Emmanuel Macron s’entoure d’une équipe d’anciens financiers et cadres du CAC 40. Leur objectif : récolter 22 millions d’euros en un an. »

 

Le mouvement En Marche identifie des profils particuliers chargés de les aider. Dans un échange que nous avons consulté, à propos du fundraising ces levées de fonds, un membre de l’équipe écrit : « Je vous fais suivre le profil de X. (…) Elle serait top pour donner un coup de main sur le fundraising (…) : elle est très maline, hyper sympa, c’est son job de soutirer de la maille aux gens qui ont de la thune… »

Leurs cibles : banquiers, entrepreneurs, cadres du CAC 40

Puis l’équipe d’Emmanuel Macron planifie des déplacements dans toute la France : Orléans le 8 mai, Toulouse le 19 mai, la Grande Motte le 26 mai, Chalon-sur-Saône le 30 mai, Rennes le 20 juin.

Dîners, cocktails, déjeuners, l’équipe d’En Marche a tout prévu pour chercher de l’argent où il y en a. Leurs cibles ? Banquiers, entrepreneurs, Cadres d’entreprises du CAC 40, avocats.

A Bordeaux, le 9 mai 2016, un cocktail se tient sur une péniche. Pendant une heure et demie, Emmanuel Macron présente sa vision de la France. Face à lui, une cinquantaine de chefs d’entreprise de la région. Nous avons retrouvé l’un d’entre eux, séduit par la démarche du ministre : « Il a jamais été dit expressément qu’il recherchait des fonds mais quand vous réunissez 80 chefs d’entreprise et que vous dîtes que vous avez pas de réseau, pas de parti rien (…) j’ai fait un chèque parce que je soutenais ses idées ».

Les 2/3 viendrait de riches donateurs

Dès les premiers mois, des donateurs, il y en a eu beaucoup. Nous en avons contacté plus de cinquante qui ont mis la main au portefeuille. Fin septembre 2016, en seulement six mois, En Marche a accumulé 1 500 000 euros. Selon nos informations les deux tiers de cette somme viendrait de riches donateurs qui ont déboursé plus de 500 euros.

Mais Emmanuel Macron, ministre à l’époque, avait-il le droit de récolter ces fonds ? L’article 52-8 du code électoral est très clair : « Les personnes morales (…) ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit… »

« Qui a payé la voiture ? c’est nous. »

Ces dons, ce sont par exemple les véhicules ou encore les chauffeurs mis à la disposition du ministre et utilisés lors de ses déplacements. A Londres, le 14 avril 2016, Emmanuel Macron rencontre des start-up du numérique. En marge de ce voyage, il déjeune avec une cinquantaine de riches expatriés et récolte des dons.

Lors de de son déplacement à Bordeaux, Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, a-t-il utilisé les moyens de l’Etat, pour récolter des dons ? Un des chefs d’entreprise invité en est convaincu. Cela s’est fait au frais de l’Etat et donc du contribuable. « Il y avait une escorte de police pour l’amener, qui a payé l’escorte ? C’est nous. Qui a payé la voiture ? C’est nous. »

Aucune trace de la rencontre dans l’agenda du ministre

Dans l’agenda du ministre de l’Economie, lors de ce déplacement officiel, aucune trace de la rencontre sur la péniche prévue à 19h. Le propriétaire du bateau nous le confirme. Des consignes ont été passées : « On nous a demandé de ne pas communiquer sur les réseaux sociaux, on nous l’a pas dit comme ça, mais on nous a dit que ce n’était pas un déplacement officiel donc il ne pouvait pas y avoir de communication ».

Nous avons contacté l’équipe d’En Marche sur ces déplacements. Voici leur réponse : « Aucun moyen du ministère n’a été utilisé pour ces rencontres. Seuls les officiers de sécurité suivent le ministre dans l’ensemble de ses déplacements, y compris privés. »

C’est maintenant à la commission nationale des comptes de campagne de se prononcer. A elle de valider, ou pas, les comptes d’En Marche. Elle rendra sa décision d’ici le 8 janvier.

On voit bien de qui Emmanuel Macron est le Président de la République.

Mike Borowski pour lagauchematuer.fr
 

Source: francetvinfo.fr

 

 

 

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