«Illettrés», «costard», «gens qui ne sont rien»... quand Macron est accusé de mépris de classe

Publié le par LA REDACTION

«Illettrés», «costard», «gens qui ne sont rien»... quand Macron est accusé de mépris de classe

En évoquant jeudi les «gens qui réussissent et (les gens) qui ne sont rien», Emmanuel Macron a de nouveau relancé le procès qui lui est intenté depuis le début de son engagement politique.

En parlant jeudi des gares, ces lieux où «l'on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien», le chef de l'Etat a relancé le procès en mépris de classe. Les réactions politiques ont été vives tout le week-end. «Quel mépris», a dénoncé l'ancien ministre LR Thierry Mariani. «Liberté, inégalités, casse toi pov' con», a complété l'écologiste Julien Bayou tandis que le frontiste Florian Philippot a évoqué le passé de banquier d'affaires du président de la République.

Dès septembre 2014, à peine nommé au gouvernement, Emmanuel Macron avait essuyé sa première polémique en qualifiant «d'illettrés» une partie des salariés des abattoirs Gad. «Il y a dans cet abattoir une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées!», avait lâché Emmanuel Macron sur Europe 1 avant d'exprimer «ses regrets» à l'Assemblée nationale, face au tollé provoqué par ses propos. Emmanuel Macron avait tenté de recoller les morceaux avec ces salariés en les rencontrant un an plus tard. «C'était un très beau moment, j'ai vu des très belles personnes», avait-il dit après un échange loin des caméras.

Faible score chez les ouvriers

Mais l'image de l'ancien banquier millionnaire de la banque Rothschild n'est jamais loin. Alors quand en février 2015 il déclare sur BFMTV, «si j'étais chômeur, je n'attendrais pas tout de l'autre», les critiques resurgissent. Idem quand sur la même chaîne il dit en janvier 2016 que «bien souvent, la vie d'un entrepreneur est bien plus dure que celle d'un salarié». Elles redoublent quand en mai de la même année, face à des grévistes encartés à la CGT qui l'interpellent à Lunel, il lâche: «Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler».

Du «mépris», ont alors fustigé ses principaux contradicteurs, gauche radicale et extrême droite en tête. «Macron fait passer son mépris pour de la franchise», titrait l'Humanité le 15 janvier dernier. Ce jour-là, le candidat à l'élection présidentielle déplorait que «l'alcoolisme, le tabagisme et l'échec scolaire se soient installés dans le bassin minier».

Cette défiance entre Emmanuel Macron et les classes populaires a trouvé un point culminant en avril dernier, lorsque le candidat s'est rendu devant l'usine en grève Whirlpool d'Amiens. Avant de réussir à établir un dialogue, l'énarque a dû essuyer nombre de remarques, évoquant les polémiques passées. Quelques jours auparavant, son résultat au premier tour de l'élection présidentielle chez les ouvriers était éloquent: 16% contre 43% pour Marine Le Pen et 21% pour Jean-Luc Mélenchon (BVA). Une méfiance qu'il ne sera pas simple à estomper alors que se profile la réforme du code du travail qui met déjà en émoi l'opposition.

lefigaro.fr

 

 

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 05/07/2017 00:43

Illettrés ? Il m'a semblé, non, j'en suis certaine, que lors d'un meeting des présidentielles, Macron a avoué n'avoir rien compris à ce qu'il lisait ? Costard ? Il ne s'est pas beaucoup fatigué pour s'en payer, d'après de ce l'on sait de son parcours "professionnel" à servir d'intermédiaire pour des transactions plus ou moins limites moralement. Les gens qui sont rien ? Pour se croire marcher sur les eaux et maintenant se prendre pour Jupiter, il ne doit pas avoir beaucoup d'estime envers lui-même pour passer son temps à se comparer à ce qui est incomparable ! C'est celui qui le dit qui est, proclament les enfants entre eux et ils n'ont pas tort en ce qui concerne ce Jupiter himself élu par environ 16 % des électeurs inscrits et, encore, par défaut.