Le Syndicat de la magistrature s’allie au CCIF contre l’état d’urgence

Publié le par LA REDACTION

Militaires de l'opération Sentinelle, à Paris. Photo © NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Militaires de l'opération Sentinelle, à Paris. Photo © NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le syndicat de gauche et les islamistes du Collectif Contre l'Islamophobie en France appellent, avec d’autres organisations, les députés à ne pas voter la loi de prorogation.

 

Douze organisations, dont le Syndicat de la magistrature et le Collectif Contre l'Islamophobie en France (CCIF), des avocats et des universitaires appellent les députés à ne pas voter la loi de prorogation de l’état d’urgence et tous les parlementaires à rejeter la loi renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure, annonce un communiqué publié sur le site du CCIF, mercredi.

Le syndicat de gauche et les islamistes du Collectif Contre l'Islamophobie en France appellent, avec d’autres organisations, les députés à ne pas voter la loi de prorogation. Douze organisations, dont le Syndicat de la magistrature et le Collectif Contre l'Islamophobie en France (CCIF), des avocats et des universitaires appellent les députés à ne pas voter la loi de prorogation de l’état d’urgence et tous les parlementaires à rejeter la loi renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure, annonce un communiqué publié sur le site du CCIF, mercredi. Le collectif “état d’urgence / antiterrorisme” dénonce ainsi “les perquisitions et assignations administratives, mesures phares de l’état d’urgence, aussi inefficaces qu’excessives”, “l’usage arbitraire et dévoyé de l’état d’urgence” et les interdictions dites “de séjour”, réintroduites par le gouvernement.

“Nos organisations alertent les parlementaires sur la nouvelle loi antiterroriste qui vise à normaliser la logique du soupçon”, poursuivent-ils. “L’objectif fondamental, subjectif et donc potentiellement arbitraire, demeure la neutralisation d’individus dont on pourrait anticiper les ‘comportements non conformes’ et la ‘radicalisation’ supposée.”

“Les atteintes aux libertés d’aller et de venir, de se réunir et de manifester, la stigmatisation des personnes de confession musulmanes ou supposées telles, et avec elles, la division de la société, prendront, elles aussi, un tour permanent, par l’effet de cliquet propre aux législations antiterroristes, comme le montre l’expérience de celles accumulées, presque sans débat, ces dernières années”, ajoutent-ils encore.

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