Macron a réussi un tour de force: rabaisser le Général de Villiers en plongeant avec lui

Publié le par LA REDACTION

Macron a réussi un tour de force: rabaisser le Général de Villiers en plongeant avec lui

Tandis que les avis critiques contre le Président Macron progressent de 15 points dans le dernier sondage Ipsos Le Point du 26 juillet, Patrick Bloch se demande si Macron n’est pas finalement plus altermondialiste que mondialiste.

 

Ter repetita non placent. Le conflit entre le Président de la République à peine élu et le chef d’Etat-Major des armées est inquiétant à plus d’un titre.

La « Grande Muette » a le droit mais plus encore le devoir de s’exprimer devant la Commission de la Défense Nationale sur ses problèmes organisationnels et financiers sans que cela soit une offense au chef de l’Etat qui n’a pas à s’offusquer, mais plutôt à remercier le chef d’Etat-Major d’être attentif à l’état et aux capacités opérationnelles de son institution.

Derrière les rodomontades et les discours qui se veulent flamboyants mais ne sont qu’inconsistants et destinés à plaire aux aveugles qui l’ont élu, se profile explicitement une attitude mondialiste (je n’ose pas vous proposer « altermondialiste ») qu’on aimerait qualifier de pacifiste mais qui n’est que soumise. Finalement le Président à peine élu n’est que le pur produit de la doctrine socialiste à laquelle n’échappa que Guy Mollet.

C’est la troisième fois qu’ « on nous fait le coup ».

  1. Dans les années 1910-1914, nous n’avons pas réarmé.
  2. Dans les années 1935-1939, nous n’avons pas réarmé. Nous n’avons pas analysé la situation de notre voisin malgré son attitude belliqueuse et expansionniste aboutissant à notre soumission munichoise.
  3. Dans les années 2012-2017, les gouvernements successifs ont proclamé que nous étions en guerre, ce que le gouvernement actuel n’a pas démenti, sans prendre pour autant, plus que ses prédécesseurs, les dispositions rendues nécessaires par la situation. Pire encore il réduit, pour 2017, les crédits de l’armée engagée sur tous les fronts extérieurs comme intérieurs. Or, l’ennemi est tout aussi belliqueux et expansionniste qu’en 1939.

L’islamo-gauchisme, sous couvert d’un positionnement anti-impérialiste recuit, colonise chaque jour un peu plus nos banlieues et les bobos en peine de combats imaginaires. Le Président se refuse à prendre conscience de la situation et à adopter les mesures nécessaires en bon disciple du Dr Coué.

Ter repetita non placent

La posture publique autoritaire du président – humiliante pour le Général de Villiers – abaisse celui qu’elle vise sans élever celui qui l’adopte

Déjà cette majorité disparate amenée au pouvoir par un effet médiatique se lézarde. Cette société civile tant mise en exergue, ces femmes et ces hommes « nouveaux » sont, malgré tout, plein de bon sens et réalisent « mais un peu tard » qu’ils n’ont pas non seulement le pouvoir promis mais encore de pouvoirs et que plus encore qu’hier ils sont les marionnettes d’une « énarchie » plus présente et puissante que jamais.

Que la décision relative au budget de la défense nationale soit politique, personne n’en disconviendra, mais le Président pouvait s’éviter cette posture publique autoritaire, si ce n’est autoritariste, dont l’effet – humiliant pour le Général de Villiers – abaisse celui qu’elle vise sans élever celui qui l’adopte.

Il est concevable que le Chef de l’Etat veuille s’entourer de collaborateurs partageant ses vues ou ne professant pas des idées différentes des siennes. Dans le cas présent, le moment choisi et les raisons invoquées viennent mal à propos.

Némésis,

La déesse de la Juste Colère

© Patrick Bloch pour Dreuz.info.

 

 

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