Le matraquage fiscal se poursuit avec Emmanuel Macron

Publié le par LA REDACTION

Malgré les promesses, le matraquage fiscal se poursuit avec Emmanuel Macron

Malgré les promesses, le matraquage fiscal se poursuit avec Emmanuel Macron

L'état des finances publiques ne justifie pas le matraquage fiscal dont ménages modestes, patrons de PME, commerçants et seniors sont déjà victimes.
 

Parmi les nombreuses promesses de campagne sur les sujets urgents de la dépense publique et de la fiscalité, la suppression des cotisations salariales sur les assurances maladie et chômage, "compensée" par la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), compte finalement comme l'une des seules mesures qui entrera véritablement en vigueur au 1er janvier 2018.

Censée "redonner du pouvoir d'achat à plus de 20 millions d'actifs et élargir aux retraités le financement de la protection sociale", la réforme viendra au contraire porter un nouveau coup dur aux retraités, voire, asséner ménages, salariés, et travailleurs indépendants.

Les cotisations salariales, de leur côté, ne concernent par définition que les salariés. Là où ces derniers verront donc a priori compensée la hausse de la CSG (d'1,7 point de pourcentage) sur leur salaire brut par la suppression des cotisations chômage et maladie (3,15 % du salaire), travailleurs indépendants (commerçants, artisans, professions libérales...) et retraités percevant une pension de plus de 1.200 euros par mois, eux, subiront une nouvelle perte sèche.

Si la réforme venait consacrer une hausse de la CSG non déductible alors, ce serait pour eux la double peine, ménages et salariés modestes en tête de liste : un revenu imposable à déclarer plus élevé du fait de la suppression des cotisations salariales, auquel s'ajoutera au surplus 1,7 point de pourcentage de CSG, imposable elle aussi.

L'état des finances publiques ne peut légitimement justifier le manque de courage politique. Il ne peut, non plus, justifier que salariés, ménages modestes, professions libérales, artisans, commerçants, patrons de petites entreprises et seniors soient bientôt astreints à de nouveaux changements complexes qui n'amélioreront pas leur situation, mais au contraire, s'ajouteront au matraquage fiscal dont ils sont déjà victimes.

Qu'en est-il de la baisse réelle du coût de tous les salaires ? Qu'en est-il des TPE et PME ? À l'heure où aucune véritable réforme fiscale structurelle n'est envisagée, nous insistons. Il est grand temps d'assainir le paysage fiscal et administratif français, de se concentrer sur les leviers de la productivité et de la croissance, donc de revêtir avec bravoure l'habit politique avec le droit pour instrument.

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Publié dans économie

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