Meurtre de Sarah Halimi: le caractère antisémite non retenu

Publié le par LA REDACTION

SARAH HALIMI TUÉE PARCE QU'ELLE ÉTAIT JUIVE

SARAH HALIMI TUÉE PARCE QU'ELLE ÉTAIT JUIVE

Le jeune voisin de Sarah Halimi, hospitalisé d'office depuis qu'il a roué de coups et défenestré cette femme juive en avril à Paris, a été mis en examen lundi pour «homicide volontaire», sans que soit retenu à ce stade de caractère antisémite, une décision dénoncée par les associations. 

 

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat, exprime ainsi une «réaction de stupéfaction, d'incompréhension et bien sûr de colère» en apprenant que ce mobile n'était pas retenu. Pour le président du Consistoire, Joël Mergui, «cet acte aurait dû être qualifié d'islamiste immédiatement, le fait qu'il ne l'ait pas été a créé un climat qui altère la confiance qui s'était installée entre la communauté et les autorités». Avocat du fils de Sarah Halimi, Me David-Olivier Kaminski veut voir dans la mise en examen de Kobili Traoré «une première étape» alors que le dossier «était à l'arrêt».

 

Kobili Traoré, musulman de 27 ans, toujours interné depuis ce drame survenu le 4 avril dans un HLM du quartier de Belleville, a été interrogé lundi par les magistrats instructeurs qui l'ont «mis en examen pour homicide volontaire au préjudice de Mme Attal-Halimi et pour séquestration» d'une famille voisine. Il a été placé sous mandat de dépôt, mais reste toujours hospitalisé. Selon une source proche de l'enquête, il «conteste toute motivation antisémite à son acte».

 

Dans la nuit du 3 au 4 avril dernier, ce jeune homme d’origine malienne, au passé de délinquant violent déjà bien fourni, s’était «invité» à 4h35 du matin chez des voisins et amis au 3e étage de son immeuble dont le balcon jouxtait celui de la victime dans le bâtiment mitoyen. Une intrusion tellement violente que les amis du jeune homme s’étaient enfermés dans une pièce avant de prévenir la police.

 

Trois policiers de la Bac (brigade anticriminalité) arrivés sur place trois minutes plus tard avaient entendu le forcené réciter des sourates du Coran de l’autre côté de la porte. Dans le contexte terroriste, ils avaient attendu l’arrivée de renforts avant d’intervenir. L’interpellation du jeune homme a finalement eu lieu à 5h35… une heure après l’alerte.

 

Entre temps, le meurtrier présumé, qui pourrait s’être radicalisé lors d’un séjour en prison, était rentré par le balcon chez sa victime, surprise dans son sommeil, et s’était acharné sur elle, avant de regagner – toujours par le balcon - l’appartement de ses amis où il s’était remis à prier.

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Publié dans France, Faits-divers

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