Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Peuple de France - Toute l'actualité politique en France

Quand la ministre des Armées demandait le soutien du Sénat pour s’opposer aux coupes budgétaires

16 Juillet 2017, 18:00pm

Publié par LA REDACTION

Quand la ministre des Armées demandait le soutien du Sénat pour s’opposer aux coupes budgétaires

Invitée de RTL, ce 14 juillet, Florence Parly, la ministre des Armées, a justifié la « remontée de bretelles » du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA) par le président Macron au sujet de l’effort budgétaire de 850 millions d’euros décidé par le gouvernement.
 

Cela étant, il n’y a pas si longtemps encore, Mme Parly était sur la même ligne que le général de Villiers. Du moins, c’est que l’on comprend à la lecture du compte-rendu de son audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, le 3 juillet.

« Nous avons sauvé le Mali d’Al-Qaïda, même si la menace n’est pas éradiquée ; empêché une guerre civile en République Centrafricaine ; quasiment défait Daech, qui avait presque créé un État au Levant. Il y a là de quoi être fier et satisfait, d’autant que nos moyens sont restreints, quand les théâtres d’opérations sont vastes », a rappelé Mme Parly. Et de souligner que « notre niveau d’engagement dépasse de 30 % celui prévu par la loi de programmation militaire. »

Aussi, a continué la ministre, les « contraintes budgétaires sont donc très fortes, malgré la transformation considérable effectuée par le ministère », ce qui aboutit à « une forme d’usure des hommes et des femmes » ainsi qu’à une « dégradation du matériel, qui dégrade nos conditions d’intervention. » Et « ces vulnérabilités conduisent parfois à des pertes d’aptitude opérationnelle », a-t-elle relevé.

« Ainsi, l’âge moyen de nos ravitailleurs aériens est de 51 ans et 60 % de nos véhicules blindés ne sont pas équipés du niveau de protection nécessaire. Nos pétroliers ne sont pas dotés d’une double coque, ce qui enfreint les normes internationales. Nous manquons de personnel, notamment dans le renseignement, le cyber ou la maintenance. Les ressources consacrées à l’entretien programmé ont augmenté, mais restent insuffisantes », a ensuite détaillé Mme Parly, avant d’enchaîner sur les efforts accomplis par son ministère au cours de ces dernières années, notamment au niveau budgétaire.

« Le sur-engagement actuel des personnels et le vieillissement du matériel justifient pleinement une augmentation des moyens de nos armées, d’autant que ceux-ci ont diminué au cours des 10 dernières années, dans un contexte qui ne le permettait nullement... ».

Ayant de nouveau rappelé l’objectif du président Macron de porter les crédits militaires à 50 milliards d’euros d’ici 2025 (hors pensions et hors surcoûts des opérations extérieures), Mme Parly a sollicité le soutien du Sénat pour faire face aux coupes budgétaires qui s’annonçaient alors.

« J’aurai besoin de votre soutien, sans doute dès les semaines qui viennent, car on parle déjà d’annuler certains crédits – alors que nous aurions plutôt besoin de dégels », a-t-elle en effet déclaré.

En savoir plus sur opex360.com
 

 

Vous n'avez pas encore l'application Peuple de France ? Téléchargez-la gratuitement dans Google Play:

https://play.google.com/store/apps/details?id=com.appsbuilder1053161

Commenter cet article

Cha 17/07/2017 20:15

LoL

niche 16/07/2017 22:27

c'est bien beau de parader pour la bourgeoisie gouvernemental décadente mais je doute grandement de l'efficacité de l'armée encore plus de sont commandement.

Cha 17/07/2017 20:16

Mdr ....