«déséquilibrés»: Durant ma longue carrière de psychiatre, je n’ai jamais eu de patients criant « Allah akbar » !

Publié le par LA REDACTION

«déséquilibrés»: Durant ma longue carrière de psychiatre, je n’ai jamais eu de patients criant « Allah akbar » !

Depuis le début des attentats, les médias, relais des gouvernements (de droite, du centre et de gauche) utilisent bien vite et trop facilement le terme erratique de « déséquilibrés ».

De toute ma longue carrière de psychiatre, jamais je n’ai rencontré des patients, armés de couteaux, de « voitures folles », de kalachnikovs, exclusivement musulmans et poussant le cri de guerre « Allah Akbar ! » pour « se donner du courage », pour tuer, sans aucun sentiment de culpabilité, le plus grand nombre possible de non-musulmans.

Aucun psychiatre n’a jamais observé pareille « épidémie de déséquilibrés ».

L’étiquette « déséquilibré » : terme flou, sans aucun concept clinique, revient à catégoriser le volontaire assassin de « fou », d’irresponsable.

Ce qui permet d’affirmer :
-le « rien à voir avec », le « ce n’est pas ça, l’islam », le « pas d’amalgame », le « pas de stigmatisation » : toutes ces réitérations pour dissocier les assassins de ce à quoi ils se réfèrent constamment, de ce qu’ils connaissent parfaitement : l’islam, adhérant totalement à ses textes déclarés sacrés.
Et surtout pour dédouaner de toute la violence de ces textes terrifiants, de toute la haine qu’ils contiennent, de tous ces actes commis au nom de leurs messages si clairs.

Manipulation grossière des politiques

Notre ministre de l’Intérieur invoque le recours à la psychiatrie pour solutionner le fanatisme, en tant que maladie à reconnaître et à traiter. Si l’on suit sa démarche, ces tueries ne seraient compréhensibles que par la folie, pour un tiers d’entre elles (et de quel chapeau sort cette « statistique » ?).
Psychothérapies, médicaments, signalements médicaux seraient sommés d’y répondre efficacement.
Belle illusion idéologique, s’il parvient à y croire lui-même.

Heureusement, la plupart des psychiatres rejettent nettement ce simplisme bien-pensant.
Seuls des non-professionnels peuvent avancer ce stéréotype avarié du lien entre maladie mentale et criminalité. La croyance qu’il faut être fou pour tuer « sans raison » est entièrement fausse. La majorité des crimes sont commis par des gens non malades, mais par ceux qui ont des troubles de la personnalité.

Les assassins islamiques ont eu tous, sauf exception, des antécédents de grande délinquance avant de passer au terrorisme. Il s’agit de personnalités paranoïaques, perverses ou psychopathiques, très compatibles avec une vie sociale « normale », sans être perçus comme pathologiques.

Ils passent sans changement du statut de minable braqueur ou de meurtrier crapuleux à celui de « héros » d’une « cause noble». Ils deviennent les représentants d’une cause transcendante, les vengeurs de Dieu, les « purs » parmi les infâmes mécréants.

Mais il leur faut aussi des conditions extérieures suffisantes pour commettre leurs forfaits. Sans soutiens financiers considérables d’États religieux, sans réseaux de complices, sans aura de « combattants » de la religion, aucun acte organisé ne serait possible.

Pourtant, les nouvelles stratégies terroristes islamiques, les actes individuels se référant aux mots d’ordre des « autorités », État Islamique, Al-Qaïda ou Al-Ahzar, deviennent accessibles au plus petit croyant sans grands moyens financiers et intellectuels, animé de suffisamment de haine criminelle et de foi en la solution finale de leur religion totale.

La fabrication du terroriste islamique repose sur 3 piliers fondamentaux :
– une personnalité paranoïaque, perverse ou psychopathique, trouble de personnalité et non maladie mentale, pratiquement pas accessible aux soins psychiatriques.
– des références « transcendantales », des textes dits sacrés, des modèles divins, des « autorités » supposées savoir, des dogmes grossiers permettant l’économie de l’esprit critique.
– des conditions extérieures rendant les assassinats matériellement possibles.
Si un de ces éléments manque, l’accès à l’acte terroriste n’est plus possible.

Tous les systèmes totalitaires, nazisme, fascisme, communisme, se sont servis de ces profils psychologiques, de références « absolues », de contextes favorables, pour leurs plus basses œuvres : des personnalités particulières, des écrits sacralisés, des chefs charismatiques et des conditions matérielles, historiques, politiques, sociales pour leurs recrutements. La Milice, les gardiens de camps, les exécuteurs de balle dans la nuque, les « guerriers de Dieu » retrouvent leurs similitudes, quelles que soient les époques et les lieux.

Les « racines » de l’islam dit radical, sont claires : le Coran, la vie « exemplaire » de Mahomet, au mieux de son intégralité dans l’État islamique, moribond en territoires, mais en pleine expansion idéologique dans le monde musulman.

La « déradicalisation », faux concept désincarné, est une illusion ridicule, tentant de se formuler à partir de fausses prémisses et de vraies arnaques.

Il est lamentable et consternant d’imaginer qu’une croyance intégrée dans une personnalité puisse être traitée comme une maladie de l’esprit.

Aucun psychiatre n’adhère à cette ineptie.

Guy SAUVAGE pour ripostelaique.com

 

Publié dans islam

Commenter cet article