Femmes des forces de l’ordre en colère: « Ils n’ont pas signé pour être brûlés vifs »

Publié le par LA REDACTION

Femmes des forces de l’ordre en colère: « Ils n’ont pas signé pour être brûlés vifs »

Aurélie Larousse, présidente de l’association Femmes des forces de l’ordre en colère, témoigne.

 

Je suis femme de CRS depuis cinq ans. Lorsque mon mari a intégré les forces de l’ordre en 2003, il y avait un respect de l’uniforme. Maintenant, les jeunes portent une haine viscérale à tout ce qui en porte un. Ils n’ont plus peur de rien et brûlent nos hommes à coup de cocktails molotov, comme si c’était banal de brûler un flic.

En février, pendant l’affaire Théo, on a senti que les choses avaient changé. Nos hommes se sont fait taper, caillasser ou brûler en toute impunité. Ils n’ont pas signé pour être brûlés vifs.

  •  Comment peut-on expliquer cette « haine de l’uniforme » ?

D’abord, il y a sûrement un problème dans l’éducation de nos enfants. On leur apprend à détester les militaires, les policiers. Mais il y a surtout un problème de communication entre les jeunes et les forces de l’ordre. Il faut à tout prix essayer de rétablir le dialogue et expliquer que leur travail est autant de les protéger que de faire respecter la loi. Et qu’on ne peut pas applaudir l’officier qui nous protège du terrorisme et lui mettre le feu dès qu’il fait appliquer les règles de l’état.

L’important est d’éveiller les consciences et montrer que derrière l’uniforme, il y a un homme, une femme, un mari, un père ou un fils.

  •  Quel est le rôle de l’association Femmes des forces de l’ordre en colère?

Au début, nous n’étions que quelques femmes mobilisées sur les réseaux sociaux.On voulait montrer que tout le monde ne déteste pas les forces de l’ordre, leur montrer notre soutien. Beaucoup de policiers qu’on rencontrait ne nous prenaient pas au sérieux et nous-même ne pensions pas que ça prendrait autant d’ampleur. Le 22 avril dernier, on a fait notre première manifestation à Paris.On a ensuite mené des actions auprès des commissariats et des gendarmeries et on a senti autour que beaucoup de personnes se sentaient concernées par ce combat. Le 16 septembre, on attend encore plus de monde, des femmes, des maris et beaucoup de citoyens tout simplement qui veulent montrer leur soutien à cette cause.
Le métier est difficile, les hommes et les femmes qui s’engagent le savent, mais l’arrière du décor, ça, ils ne le découvrent qu’après. La hiérarchie qui ne les protège pas, les citoyens qui leur crachent dessus, c’est intenable et ce n’est pas normal.


 

Manifestation nationale en soutien aux forces de l’ordre le 16 septembre

L’association Femmes des forces de l’ordre en colère marchera aux côtés des policiers, des militaires et des pompiers dans sept villes de France.

 

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 14/08/2017 16:55

C'est d'accord, ils n'ont pas signé pour être brûlés vifs, caillassés, massacrés à coups de machette...De ce côté-ci je les soutiens. Et pour gazer les poussettes et les mamans lors de la Manif pour Tous en 2013, manifestation pourtant pacifique malgré les plus d'1 million de manifestants, ils avaient signé pour ça ? Et leurs collègues policiers, ils avaient signé pour malmener les Veilleurs, voire même ceux qui osaient seulement arborer le tee-shirt Manif pour Tous, les mettre en garde-à-vue, coupables seulement de réciter pacifiquement Raspail ? Je ne sais pas si mon commentaire va passer mais je reste outrée qu'ils puissent maltraiter des gens pacifiques et désarmés, notons-le, par devoir d'obéissance mais n'osent pas tirer sur ceux qui tentent de les tuer, par devoir d'obéissance.