L'odieux traitement médiatique des attentats Islamistes

Publié le par LA REDACTION

Younes Abouyaaquoub. Capture écran France2

Younes Abouyaaquoub. Capture écran France2

Combien faudra-t-il encore d’attentats pour que les médias prennent conscience que la façon dont ils les traitent, sous couvert de l’éternel prétexte d’informer le public (et surtout d’être les premiers à le faire), ne sert, en fait, qu’à être le support publicitaire gratuit des auteurs de ces actes odieux et inqualifiables.

C’est en boucle, sur certaines chaînes d’information, qu’on nous montre toujours les mêmes scènes de carnage, que l’on en détaille à loisir les circonstances, d’ailleurs bien souvent hypothétiques et fluctuantes, comme le sont également les bilans en termes de morts, de blessés et de leur état physique réel !

Le comble réside, cependant, dans la large diffusion des portraits de ces criminels, dont on nous présente les visages généralement souriants avant l’accomplissement de leurs forfaits.

Non content d’ailleurs de se satisfaire des acteurs en cause, on en profite pour nous resservir les portraits des frères Kouachi ou autres individus de cet acabit pour que nous ne les oubliions pas et ceci, sans aucun respect pour les familles de leurs victimes.

A-t-on besoin de ces rappels odieux ou veut-on simplement conforter chez leurs coreligionnaires, du même bord, le statut de « martyr » que leurs prêcheurs prosélytes leur ont promis ?

Ne peut-on pas se contenter de diffuser la photo de ceux ou celles qui sont recherchés ?

Ce serait là la seule façon de faire œuvre utile en donnant enfin une réelle information visant à les empêcher de nuire.

Il serait bon aussi de supprimer ces interviews ou débats inutiles de soi-disant spécialistes ou experts qui, hormis les gargarismes mille fois ressassés, sont bien incapables de présenter une quelconque action concrète pour tenter de mettre à l’abri de ces monstres leurs futures innocentes victimes.

Pour ces dernières, la seule défense est d’essayer de continuer à vivre normalement pour montrer qu’elles n’ont pas peur en restant courageuses et solidaires, avec pour seul réconfort la visite éphémère d’un ministre ou d’une personnalité venue compatir à leurs souffrances, avant de rejoindre leurs bureaux capitonnés et protégés.

 

Jean Paul Pfiffelmann pour les4verites.com

 

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