« Marlène Schiappa et Sibeth Ndiaye, ou l’antiracisme névrotique au sommet de l’Etat »

Publié le par LA REDACTION

« Marlène Schiappa et Sibeth Ndiaye, ou l’antiracisme névrotique au sommet de l’Etat »

Pour Gilles-William Goldnadel, les bourdes à répétition de Marlène Schiappa et « l’antiracisme anti-blanc » qui s’est exprimé à la suite de la révélation du SMS de Sibeth Ndiaye à propos de Simone Veil sont les symboles d’une société française en voie de décomposition.

 

À sa manière très personnelle, Marlène Schiappa est fascinante.

Non seulement en raison de la fréquence frénétique de ses bourdes à répétition. Marlène Schiappa est surtout fascinante, en tant que symptôme qu’elle incarne emblématiquement.

Je ne m’étendrai donc pas longuement sur ses gaffes quasi quotidiennes que je n’arrive plus à suivre mais qui déjà caractérisent sa démarche extravagante.

C’est ainsi, entre autres dernières sorties, qu’elle a envisagé de décerner à toute mère de famille un improbable CAP (de puériculture?) sans égard pour les pères, en dépit des obligations théoriquement inhérentes à sa charge de Secrétaire d’État à l’égalité homme- femme.

C’est ainsi encore qu’on se souvient de son exploration spontanée du quartier de la Chapelle-Pajol entourée d’une escouade de journalistes et cameramen pour prouver que le sexisme dans ce secteur bigarré était tout droit issu de l’imagination extrême de la fâcheuse sphère.

C’est ainsi enfin que, plus récemment, dame Schiappa a déchaîné les foudres du pourtant très progressiste Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français en affirmant, sans aucun chiffre sinon les siens à l’appui, que le corps médical français mutilait délibérément et inutilement par épisiotomies les femmes, principalement handicapées et étrangères. Les gynécos s’en étranglent encore et hurlent à la «fausse information».

On voit bien à la lecture de ce qui précède que notre Secrétaire d’État a malgré tout la bourde idéologiquement cohérente.

Mais cette semaine, Marlène Schiappa a gravi un nouveau degré sur l’échelle de Richter de la sottise orientée.

Après avoir épousé la posture victimaire dans le JDD en se plaignant du traitement médiatique qu’on lui réserve: «On me reproche d’être qui je suis et où je suis», elle en a rajouté une nouvelle couche en profitant de la polémique «Yes, la meuf est dead» en twittant: «La violence politique commence par le cyber- lynchage et étrangement, cible davantage les femmes. Soutien #SibethNdiaye#sexisme#racisme»

Depuis, il est vrai, ce gazouillis plaintif a été imité par le porte-parole gouvernemental toujours très inspiré Christophe Castaner et quelques opinions du même tonneau publiées dans Le Monde et Libération.

Sur le fond, il est bien possible que la polémique concernant le message de la communicante gouvernementale Ndiaye ait été excessive et disproportionnée. C’est hélas le lot des controverses médiatiques qui jettent dans un maelstrom rarement bienveillant les gens proches du sommet.

Je me garderai bien, pour éviter de ressembler à ceux que je réprouve, de soupçonner sans preuves l’intéressée de tout antisémitisme à l’égard de Simone Veil.

Je considère néanmoins que le message controversé était constitutif d’un irrespect, d’un manque de sensibilité et d’une insolence désinvolte que seul peut expliquer le sentiment d’ivresse d’appartenir au pouvoir ainsi qu’au camp du bien et de la modernité.

Mais venir expliquer les réactions outragées voire outrancières par le racisme et le sexisme est constitutif pour le coup d’une violence difficilement supportable.

Supposons, par pure hypothèse, que le message incriminé ait émané de Marine Le Pen. L’hypothèse n’est pas si incongrue, puisque l’intéressée a été mise à la question au micro de France Inter et sommée de donner les raisons pour lesquelles elle ne se rendait pas aux obsèques de Simone Veil.

Et supposons donc qu’après ce message, on condamne les commentaires incommensurables qu’il aurait provoqués par le racisme anti-blanc et le sexisme anti-femme?

Je laisse à imaginer l’inimaginable stupéfaction.

Autre interrogation, toute aussi scabreuse: que penseraient mes contradicteurs, si je les accusais d’antisémitisme, à chaque fois que leurs commentaires de mes articles, qu’ils ont bien le droit de ne pas approuver ou même de trouver stupides, sont dénués d’aménité particulière?

Question subsidiaire qui se rattache à la polémique concernant mademoiselle Ndiaye dont je ne doute pas qu’elle ait reçu des messages racistes: de quel droit pourrais-je mêler mes contradicteurs critiques avec ceux qui régulièrement me rappellent aussi inutilement qu’agressivement mes origines?

Le cas de Marlène Schiappa est encore plus grave en ce qu’on se souvient peut-être que l’intéressée s’était faite tristement connaître, avant même son intronisation, pour avoir commis un article dans lequel elle se déchaînait contre le premier ministre de l’époque Manuel Valls, coupable d’avoir insulté les «quartiers» en incriminant la dangerosité de l’antisémitisme islamique qu’on y trouve.

D’un côté, le déni hautain du réel incontestable. De l’autre, le procès d’intention kafkaïen, dénué de toute preuve.

Avec, pour toile de fond, l’obsession pathologique de la race et le préjugé fondamentalement raciste qu’on ne peut rien reprocher à un non-blanc sans être raciste.

Au fil de mes derniers articles, j’ai fini par me rendre à l’évidence de ce que le soupçon sans preuve et obsessionnel de racisme est l’indication de ce que l’antiracisme anti-blanc s’est transformé en comportement névrotique qui affole une société française en voie de décomposition.

L’attitude de Marlène Schiappa en est le triste et inquiétant symptôme. Sa nomination et le maintien à son poste sont également les symptômes de l’ambivalence d’un pouvoir hybride qui, en même temps qu’il affecte la rationalité et la modération, semble avoir conclu un pacte avec la radicalité anti-occidentale la plus débridée.

© Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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