Opération Sentinelle: Nos soldats n’en peuvent plus et beaucoup « pètent les plombs »!

Publié le par LA REDACTION

Soldat de l'Opération Sentinelle, Levallois-Perret, août 2017.

Soldat de l'Opération Sentinelle, Levallois-Perret, août 2017.

Survenant en pleine crise des armées, l’attentat perpétré à la voiture-bélier contre six militaires français par un Algérien de 36 ans, le 9 août 2017 à Levallois-Perret, constituera-t-il la goutte d’eau qui fait déborder le vase ? Avec l’effarante réduction budgétaire décidée en juillet, nos guerriers viennent en effet d’encaisser une autre bonne nouvelle : leurs conditions vont encore de se détériorer.

 

Épuisement, vétusté du matériel et des casernes, manque de sommeil, dortoirs immondes, horaires harassants, dos cassés, congés supprimés, surendettement des familles dû au fait que leurs salaires ne sont pas versés à temps (le logiciel est défectueux) : la colère affleure parmi les soldats du rang et les sous-officiers, qui sont aussi les plus sollicités dans le cadre de l’opération Sentinelle. Mais peu importe, puisqu’ils se taisent. Dans ce contexte, beaucoup n’ont guère apprécié qu’il ait en outre fallu plus de 12 heures au nouveau chef suprême des armées pour exprimer, via Twitter, son soutien à leurs camarades blessés.

Emmanuel Macron n’a d’ailleurs pas jugé utile de se porter lui-même à leur chevet, laissant ce soin à deux de ses ministres. Plus qu’à espérer que le suspect ne soit pas déclaré irresponsable pour « troubles psychiques », à l’instar de l’individu qui, le 25 mai 2013, avait frappé à l’arme blanche un jeune militaire patrouillant dans le quartier de la Défense, à Paris.

 

Sait-on à ce propos qu’une partie de l’armée de terre en Sentinelle, moralement découragée par ce mépris et physiquement épuisée, est aujourd’hui en arrêt maladie ? Qu’ils patrouillent plusieurs kilomètres par jour avec 20 ou 30 kilos sur le dos, leur gilet pares balles pesant à lui seul 15 kilos et ne servant à rien : il ne les protège pas contre les balles de gros calibre… Il en existe certes de plus performants et de plus légers, mais l’armée de la cinquième puissance mondiale n’a pas les moyens de s’en procurer. Qui plus est, nos soldats, ainsi harnachés, sont peu mobiles, donc peu efficaces en cas d’assaut.

Leurs horaires ? De 6 heures à 23 heures souvent, cinq jours d’affilée avec, au mieux, quatre heures de sommeil. À ce rythme, les hommes ne tiennent pas. Les plus aguerris n’en peuvent plus et ne parviennent évidemment pas à conserver la vigilance requise. Sur le moyen terme, ce sont nos combattants les mieux entraînés que nous sommes en train de briser. Et leurs familles avec. De fait, divorces et suicides se multiplient comme jamais au sein de la Grande muette.

Pour accroître encore leur mauvaise humeur, il leur est interdit de découcher de la caserne où on les loge pendant leur tour de Sentinelle. C’est ainsi que des militaires de 30 ans, habitant parfois à deux pas, se voient interdits de sortie pour aller embrasser leurs enfants, quand bien même ils ne les auraient pas vu depuis des mois, enchaînant les missions sans discontinuer. On ne s’étonnera donc pas que beaucoup « pètent les plombs »

(...)

Article complet sur causeur.fr

 

TELECHARGEZ GRATUITEMENT L'APPLICATION PEUPLE DE FRANCE DANS GOOGLE PLAY : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.appsbuilder1053161

Publié dans France

Commenter cet article