Pourquoi il n’y aura pas de baisses d’impôts

Publié le par LA REDACTION

Pourquoi il n’y aura pas de baisses d’impôts

La réforme du droit du travail ne sera pas si audacieuse qu’annoncée, le discours du Président de la République au Congrès n’a pas apporté d’élan nouveau et le discours de politique générale a achevé d’essouffler les aspirations nouvellement acquises pendant la campagne.

Le gouvernement a donc redit sa volonté de baisser les impôts, entendant montrer ici sa détermination à changer les choses et les manières. Dès 2018, ce sont donc 11 milliards € de moins qui seraient prélevés aux ménages. C’est donc par une baisse de 0,93% des prélèvements que ce gouvernement entend montrer sa détermination. Mais cette baisse n’aura pas lieu.

 

Les augmentations d’impôts à venir et les coûts cachés

Il était déjà prévu que la CSG augmente, compensée pour les actifs par des baisses de cotisations salariales. Mais les autres revenus devraient en pâtir, sous réserve encore une fois de l’accomplissement des réformes promises mais restant floues pour l’heure.

Edouard Philippe a annoncé l’augmentation des prélèvements sur les tabacs (500 millions € dès 2018), et le maintien des hausses programmées sur les carburants (2 milliards € par an).

Par ailleurs, d’autres mesures présentent des coûts cachés. L’augmentation du nombre de vaccins obligatoires sera supportée à travers les impôts qui alimentent la sécurité sociale ou directement par les familles.

Enfin, le démantèlement des centrales nucléaires voulue par le ministre de l’écologie Nicolas Hulot nécessitera d’engager des travaux très coûteux tandis qu’EDF verra disparaitre les résultats d’exploitation de ces centrales. Dans le même temps l’Etat réinvesti 5 milliards € dans le capital d’Areva. Enfin, l’installation des capacités de remplacement finira d’alourdir le coût de cette mesure. Tout cela sera répercuté dans les impôts et dans les factures d’énergie.

Les dépenses nouvelles à financer

Dans ce même discours, les annonces de dépenses nouvelles ont été nombreuses : remboursement augmenté des frais dentaires, auditifs ou ophtalmologiques, augmentation des allocations adulte handicapé et minimum vieillesse.

On peut ajouter le fameux plan de 50 milliards € qui concerne de nombreux domaines même s’il reste encore vague.

Il n’y aura jamais de baisses des prélèvements obligatoires sans baisses des dépenses

Or, il ne saurait y avoir de baisse d’impôt de long terme sans une baisse des dépenses publiques. Ce ne sont pas les maigres et désordonnés efforts pour rester sous les 3% de déficit qui apporteront les éléments nécessaires à une réduction durable de la charge fiscale.

 

Sans réforme de la structure des dépenses en France, dont 46% de prestations sociales et 23% de rémunérations, il est illusoire de croire en une baisse des impôts durables, il est mensonger de prétendre s’y atteler.

Pourtant les deux masses de dépenses les plus importantes ne font l’objet d’aucun débat. Si les français veulent payer moins d’impôts, et cela est une nécessité, ils ne pourront faire l’impasse sur la réforme du régime social étatique.

Jean-Baptiste Boone pour IREF

 

Publié dans économie

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 11/08/2017 13:23

Facile, pas besoin d'être sorti de polytechnique ou diplômé en économie internationale, voici les raisons et dans le désordre : payer les agapes de macron avec les people, financer la charte de la transparence concernant le statut de mme son épouse, financer le métro d’Abidjan, supporter la CSG dont sont exonérés les parlementaires (la légende de l'exonération des impôts locaux est éventée), financer les jeux de tennis de telle députée pendant les sessions parlementaires, financer ceux qui n'y viennent jamais car d'autres occupations prioritaires à celles pour lesquelles ils ont été élus, etc, etc., subvenir aux besoins des familles polygames bien que les lois françaises les interdisent, subvenir aux besoins des clandestins, subvenir aux besoins des terroristes que l'on enferme - quand on les enferme - dans des prisons dorées. Il n'est nécessaire que je continue, la liste est trop longue. Et, pour ce coup-ci je ne suis pas certaine que mon commentaire sera publié mais vous l'aurez lu.