Un élu du VIe arrondissement dénonce la gestion de Paris par Anne Hidalgo

Publié le par LA REDACTION

Un élu du VIe arrondissement dénonce la gestion de Paris par Anne Hidalgo

Au sein de l’opposition, Alexandre Vesperini est aujourd’hui l’homme qui monte. Élu du VIe arrondissement, il dénonce la gestion de Paris par Anne Hidalgo. Entretien. 

 

Lucien Rabouille. Il y a quelques mois, la Chambre régionale des comptes a pointé une gestion aventureuse des comptes de la ville. Est-elle exclusivement imputable à Anne Hidalgo?

Alexandre Vesperini. Depuis 2001 et son arrivée a l’Hôtel de ville, la gauche parisienne est fâchée avec les notions d’évaluation et de rationalisation, ce qui empêche toute mesure d’économie utile et durable. La chambre régionale des comptes n’est pas écoutée et l’inspection générale de la Ville de Paris est statutairement rattachée à la Maire de Paris, qui va jusqu’à y nommer d’anciens membres de son cabinet. Subventions aux associations, management, temps de travail des agents, empreinte carbone, perception du service municipal par les habitants, la mairie refuse d’évaluer l’efficacité des dépenses les plus importantes qu’elle engage.

Aujourd’hui, la Ville refuse de réorganiser ses propres services, poursuivant une dérive des coûts engagée à l’arrivée de Bertrand Delanoë. Les aides aux associations sont passées de 130 millions en 2001 à plus de 300 millions d’euros aujourd’hui (près de 150 euros par habitant). Sans remettre en cause le bien fondé de ces subventions, on devrait davantage contrôler leur usage, notamment lorsqu’il s’agit d’organismes politiques ou para-politiques proches de la gauche (UNEF, Attac…).

 

Le montant cumulé de la dette s’élèverait à 6,5 milliards d’euro. Ce chiffre a presque doublé depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo. Les capacités d’autofinancement de Paris sont-elles réduites à néant ? 

L’explosion du taux d’endettement depuis 2001 ne semble pas préoccuper Mme Hidalgo. Si l’endettement public doit être encouragé pour financer des projets d’avenir, il faut reconnaître que la Ville n’emprunte pas pour construire le Paris du XXIeme siècle, mais plutôt pour gérer un vieux service public aujourd’hui inadapté. La mairie dit vouloir dépenser 10 milliards d’euros sur la mandature pour créer 200 000 emplois et créer »les conditions de la reprise ». Je doute néanmoins que les dépenses d’investissement issues du budget participatif du type « jardins partagés », malgré leur effet positif pour nos quartiers, nous rapprochent du plein emploi. En confondant dépenses d’avenir et saupoudrage, Mme Hidalgo est bien loin du keynésianisme municipal. Elle mène une politique de gribouille dont il est difficile de percevoir les priorités.

(...)

Entretien complet sur causeur.fr

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 21/08/2017 14:41

Fort bien, mais ce n'est pourtant pas nouveau ? Avec ses fêtes célébrées pour la gloire d'une certaine religion d'amour, de tolérance et de paix, distributions, subventions et autres largesses à tout va, rien d'étonnant !