Vers la fin de toute opposition

Publié le par LA REDACTION

Vers la fin de toute opposition

Lors de l’élection d’Emmanuel Macron, j’ai écrit que nous pourrions sans doute avoir quelques bonnes nouvelles en termes de libération de l’économie, mais que cela se paierait sans doute en termes de libertés publiques.

Que nous puissions avoir de bonnes nouvelles en matière de libertés économiques me semble toujours de l’ordre du possible, même si la ponction fiscale risque d’être copieusement aggravée, notamment avec la hausse de la CSG.

Il n’est pas impossible que le kafkaïen Code du travail, qui traite tous les chefs d’entreprise comme des délinquants en puissance, soit un peu allégé – ce ne sera pas bien difficile !

Mais, en termes de libertés publiques, les nuages continuent à s’amonceler.

Au détour de la loi dite de « confiance dans l’action publique », nous avons appris que l’Assemblée avait voté une inéligibilité pour les personnes condamnées pour certains délits.

Non pas seulement les délits de corruption. Mais aussi les délits que l’on appelait naguère « de presse ».

La Licra, officine gauchiste bien connue de l’anti-racisme à sens unique, a recensé comme une victoire la liste de ces inéligibilités : « Par leur vote, les députés ont instauré une peine d’inéligibilité de 10 ans pour les personnes condamnées pour : Injure publique à caractère racial (Article 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881), Injure publique à caractère homophobe (Article 33 alinéa 4 de la loi du 29 juillet 1881), Diffamation publique à caractère racial (Article 32 alinéa 2 de la loi de 1881), Diffamation publique à caractère homophobe (Article 32 alinéa 3 de la loi de 1881), Provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à caractère racial (Article 24 alinéa 7 de la loi de 1881), Provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à caractère homophobe (Article 24 alinéa 8 de la loi de 1881), Apologie de crimes contre l’humanité (Article 24 alinéa 5 de la loi de 1881), Contestation de crimes contre l’humanité (Article 24 bis de la loi de 1881), Discrimination (Article 225-1 et 225-2 du code pénal). »

Je précise que, pour ces délits, on peut être condamné sans les avoir commis soi-même.

En droit actuel, l’auteur n’est bizarrement que le complice de l’infraction. C’est le directeur de la publication qui est le coupable principal.

Surtout, ces condamnations sont bien moins graves qu’une condamnation pour meurtre – qui, pourtant, n’entraîne pas nécessairement d’inéligibilité.

Et chacun voit bien que certains de ces délits sont à géométrie variable. La définition de l’islamophobie, du racisme ou de l’homophobie est extrêmement différente d’un juge à l’autre, et, plus encore d’un « coupable » à l’autre.

Car la justice a désormais le pouvoir de condamner, non pas seulement les actes, ni même les déclarations, mais bien les arrière-pensées.

C’est ainsi que deux personnes aussi différentes qu’Éric Zemmour ou Dieudonné ont été condamnés pour des propos, dont la justice reconnaissait qu’ils auraient été parfaitement recevables d’autres personnes.

Simplement, connaissant Zemmour et Dieudonné comme nous les connaissions, nous « savions » bien que leurs déclarations étaient racistes !

Le système gouverne mal, mais se défend bien, comme disait Maurras.

Désormais, il pourra purement et simplement déclarer inéligible un opposant. C’est plus simple que de débattre avec lui !

 pour les4verites.com

 

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