Fusillade, agressions… À Nantes, les délinquants aussi font leur rentrée

Publié le par LA REDACTION

Fusillade, agressions… À Nantes, les délinquants aussi font leur rentrée

C’est le mois de septembre, la température a baissé, il pleut à verse et c’est la rentrée scolaire. Pour les délinquants aussi, et ils commencent très fort.

Un blessé par balle aux Dervallières et des agressions dans le centre-ville

Premier acte dramatique de cette rentrée mouvementée : un guet-apens aux Dervallières qui a manqué envoyer ad patres un jeune de Bellevue samedi soir. Mais cette fusillade n’est pas isolée : incendie d’un salon de thé, plusieurs nouveaux vols avec violence dans le centre-ville, la rentrée des délinquants est tout feu tout flamme.

Dans la nuit du 31 août au 1er septembre, un homme rentrait chez lui après une soirée. Vers trois heures du matin, rue Ange Guépin, entre Saint-Nicolas et la Tour de Bretagne, deux hommes se ruent sur lui et le battent à bras raccourcis. Les agresseurs lui arrachent notamment sa sacoche et les chaînes en or et en argent qu’il portait au cou. La victime appelle la police et se rend d’elle même à l’hôpital.

La BAC prend le signalement en compte et repère les deux suspects rue Emile-Péhant dans l’ancienne île de la Madeleine. Ils prennent la fuite à pied, l’un d’eux est rattrapé rue Monteil dans un petit terrain de sport. Il n’est âgé que de 16 ans – selon ses dires – et est d’origine extra-européenne. Il est formellement reconnu par la victime – d’autant mieux qu’il portait sa sacoche – et a été présenté à un juge pour enfants. L’autre suspect est toujours recherché.

Peu avant dans la soirée un autre homme d’origine extra-européenne a été arrêté pour agression violente, cours Franklin Roosevelt, près de la zone de non-droit de la station Commerce (ligne 1). Le suspect avait sur lui plusieurs téléphones portables dont il ne pouvait justifier la provenance et plusieurs porte-feuilles volés peu avant dans la soirée, dans un périmètre allant de Commerce au Bouffay. Il était déjà défavorablement connu des forces de l’ordre et a été placé en garde-à-vue.

Voilà encore deux tristes faits-divers qui démontrent que se promener dans le centre-ville de Nantes le soir, voire la nuit, n’est pas de tout repos. L‘économie de la drogue et la persistance de clandestins – souvent de vrais-faux « mineurs » isolés étrangers – sont en train de pourrir la vie dans le centre de Nantes. Sans faire réagir pour autant Madame le maire socialiste Johanna Rolland.

Les agresseurs d’une contrôleuse de la TAN interpellés à Nantes et Angers : ils sont mineurs

Bonne nouvelle en revanche, les forces de l’ordre ont réussi à interpeller deux des agresseurs d’une contrôleuse de la TAN dans le tram 3 près du rond-point de Vannes. Cette agression, survenue le lendemain d’une autre, très violente, à l’arrêt Saint-Nicolas en plein centre-ville, avait conduit l’ensemble des conducteurs de la TAN à cesser le service le lundi 14 août, avec une nouvelle journée blanche – la deuxième en deux ans – motivée par les violences sur le réseau.

Il s’agissait en l’occurrence de trois jeunes montés à l’arrêt Poitou (Hauts-Pavés), dont l’un n’avait pas de pièce d’identité avec sa carte de transport. Alors que la contrôleuse voulait le verbaliser, deux de ses amis la frappent à l’arrière de la tête. Elle reçoit 4 points de suture et 12 jours d’ITT. La police a visionné les bandes d’enregistrement et réussi à interpeller deux jeunes âgés de 16 et 17 ans, à Nantes et Angers, le 31 août. Ils sont inconnus de la justice. L’un d’eux a reconnu l’agression.

La Durantière : un salon de thé turc incendié volontairement

Dans la nuit du 2 au 3 septembre, vers 3h20, les pompiers ont du éteindre l’incendie d’un salon de thé turc situé au n°75 rue de la Durantière, proche de Bellevue à l’ouest de Nantes. Des meubles ont brûlé et les murs intérieurs ont été noircis par les fumées, ainsi que l’entrée et le garage. La police a ouvert une enquête – trois foyers distincts ont été retrouvés, ce qui ne laisse aucun doute sur l’origine volontaire de l’incendie.

Sur la devanture de l’établissement incendié, il n’y a qu’un discret panneau : « Café Menemen, Haci nin yeri », une dénomination qu’on retrouve sur d’autres établissements dans le sud de la Turquie. Sa dénomination officielle est Café l’Amed. La société a été immatriculée en octobre dernier et fait de la restauration rapide. Son gérant apparaîtrait dans trois autres sociétés, dont une SCI, une entreprise de maçonnerie et une autre de ravalement implantées dans la banlieue sud-est de Nantes.

Louis Moulin pour breizh-info.com

 

 

Téléchargez gratuitement l'application Peuple de France sur Google Play

Publié dans Faits-divers

Commenter cet article