Monsieur le Président « Jupiter », je vous fais une lettre …

Publié le par LA REDACTION

Monsieur le Président « Jupiter », je vous fais une lettre …

Eric de V. modeste retraité du secteur privé (1).

Le 23 juillet 2017

à

« Jupiter » Micron Président de la « Ripoux-blique »

« Monsieur le Président, je vous fais une lettre,
que vous lirez peut-être, si vous avez le temps … » 

(Boris Vian : « le déserteur »)

L’entête de cette lettre ne doit rien au hasard car, avec un « chef des armées » tel que vous, je choisirais de déserter… si j’étais encore mobilisable, ce qui n’est heureusement pas le cas !

Le général Pierre de Villiers, désavoué et humilié, a choisi de démissionner : c’est une attitude digne et éminemment respectable. Mais aussitôt, votre grand vizir, Iznogoud Philippe, l’a accusé publiquement d’être « déloyal ». Venant d’un ambitieux qui a trahi son mentor, Alain Juppé, et son camp, c’est assez cocasse (d’autant plus que cet individu mal rasé a le physique caricatural d’un traître de comédie).

En février dernier, je vous adressais un long courrier dans lequel je m’indignais de votre ignorance de l’« oeuvre française » en Algérie; oeuvre que vous avez osé qualifier de « crime contre l’humanité » puis, voulant minimiser une telle ineptie, de « crime contre l’humain » ce qui ne veut strictement rien dire.

Dans ma lettre, je m’étonnais qu’un brillant énarque puisse être aussi nul en histoire.

Depuis, vous avez nié la « culture française » et pris la Guyane pour… une île. J’en déduis donc que la géographie n’est pas non plus votre point fort.

D’ailleurs, quels sont-ils vos points forts ? Un culot de commissaire, un égocentrisme narcissique, une mégalomanie nombriliste et une capacité à dire tout et son contraire avec la force, la conviction et l’aplomb d’un bonimenteur de foire. Le tout, servi par un regard fixe et glacial qui n’est pas sans rappeler celui d’un certain Adolf Hitler (lequel n’a pas laissé dans l’histoire l’image d’un grand démocrate).

Ne voyez, dans mon propos, aucune agressivité ou invective gratuite. J’ai trop de respect pour la fonction présidentielle à défaut de respecter son titulaire.

Les Français ne savent pas, par exemple, que votre égo surdimensionné vous a amené à imposer aux préfectures, mairies et autres édifices publiques, une photo présidentielle plus grande (de 10 cm) que celle de vos prédécesseurs. Ceci n’est pas anecdotique car les 36 000 mairies et les 330 préfectures et sous-préfectures(2) doivent dépenser 77 € pour acquérir LE cadre « officiel » contenant votre image. A raison d’un minimum de deux cadres par édifices, cette dépense représente en gros (fourchette basse et arron-die) la bagatelle de 6,5 millions d’euros : de l’argent du contribuable dépensé pour votre seule gloriole.

Est-ce ainsi que vous entendez réduire les dépenses publiques ?

Le 14 juillet dernier, j’ai assisté, à la TV, aux cérémonies de notre fête nationale et j’ai écouté votre discours de clôture des festivités. Avec votre suffisance habituelle, vous avez encore trouvé une occasion d’étaler votre méconnaissance crasse de l’histoire de notre pays. Etre « européiste » et mondialiste (avant d’être français) ne vous autorise pas, que je sache, à dire n’importe quoi.

Pourtant, vous avez cité le 14 juillet 1789 comme date représentative de ce qu’a voulu le peuple Français. Or, ce 14 Juillet 1789 fut une tuerie gratuite attisée par les accusations mensongères portées par Camille Desmoulins et ses complices, avec l’appui d’une populace avinée et, dit-on, une bande d’émeutiers allemands. Lors de l’attaque de la Bastille, le marquis de Launay, malgré la faiblesse de ses troupes, refusait de remettre les armes et la poudre aux assaillants. Il promettait en même temps de ne pas tirer et entamait des pourparlers avec les délégués de l’hôtel de ville.

Une partie de la foule finit par entrer dans la cour extérieure de la forteresse. Après sommations, la garnison ouvre le feu. Les combats qui s’ensuivent causent une centaine de tués parmi les assaillants et un mort parmi les défenseurs de la Bastille. Le gouverneur de Launay menace de faire sauter la forteresse.

Puis, pour éviter un bain de sang, il finit par capituler en échange de la vie sauve pour lui et ses hommes, ce que les assaillants acceptent.

Les portes sont donc ouvertes à la populace braillarde qui « prend » la Bastille.

Le marquis de Launay est arrêté et conduit sous escorte à l’hôtel de ville par le soldat (et futur général) Pierre-Augustin Hulin.

En place de Grève, la foule enragée se jette sur lui et le lynche, en dépit de l’accord passé (et de la tentative de médiation entamée par Ethis de Corny, procureur du roi de la ville de Paris). De Launay est poignardé à plusieurs reprises par des baïonnettes et reçoit un coup de feu. Après son assassinat, sa tête est tranchée par un boucher, Mathieu Jouve Jourdan. Elle est fixée au bout d’une pique et promenée dans les rues de la capitale. Le gouverneur de Launay est une des premières victimes de la révolution française, aux côtés des autres défenseurs de la Bastille, également lynchés.

Le bilan des « libérateurs » n’est pas glorieux : sept prisonniers furent libérés ; quatre faussaires en attente de jugement, deux qu’il fallut vite réincarcérer et un violeur incestueux qui avait abusé de sa soeur.

Ce dernier se prenait sans doute, lui aussi, pour Jupiter car vous n’ignorez pas que Junon, la femme de Jupiter, était aussi … sa soeur.

Après cette boucherie, la sagesse sembla prévaloir, et le 14 Juillet 1790, la « fête de la Fédération », parut ouvrir une ère nouvelle ; celle d’une monarchie constitutionnelle.

C’est cette date, et non une autre, qui fut retenue, seulement en 1880, comme date officielle de notre fête nationale. Le symbole a d’ailleurs été trahi depuis : la République ne fut jamais fédérale.

La fête de la Fédération ne put contrer le travail de sape des loges maçonniques. On leur doit l’épisode le plus honteux de notre histoire : l’instauration de la terreur sous l’égide de la « déesse Raison », le génocide de la Vendée (avec les premiers fours crématoires), les persécutions religieuses, le « rasoir na-tional » pour les suspects, le pillage de l’Europe par les soldats de l’an II, etc, etc …

Si j’avais (encore !) de l’argent à dépenser, je me ferais un plaisir de vous offrir l’histoire de France de Jacques Bainville : vous y découvririez que notre nation a un passé glorieux hérité de la monarchie, des racines chrétiennes, des valeurs (autres que boursières) et qu’elle ne doit RIEN ou presque à la révolution dite « française », sinon la devise – empruntée à la Franc-maçonnerie – « Liberté. Egalité. Fraternité ».

Veuillez excuser mon ton ironique et un brin moralisateur, mais après tout, j’ai l’âge d’être votre père (2), je n’ai pas voté pour vous et vous incarnez en gros tout ce que je déteste.

Soyez cependant rassuré, je ne vous écrirai plus : je ne veux plus perdre mon temps à (tenter de) vous apprendre l’histoire de MON pays. L’ampleur de la tâche me dépasse !

Vous comprendrez que, n’étant pas hypocrite, je me passe d’une formule dite « de politesse ».

Eric de V.

(1): Ces gens, présurés et « tondus » par le fisc, dont les retraites sont gelées depuis des années et auquel votre gouvernement entend demander « un effort intergénérationnel » (quel charabia !)

(2) : Sauf erreur, la France compte 36 000 communes donc autant de mairies, une centaine de préfectures et 230 sous-préfectures.

(3) : Nous avons pourtant un point commun : nos épouses se prénomment Brigitte et ont grosso-modo le même âge (mais « ma » Brigitte n’a jamais donné dans le détournement de mineur en « déniaisant » un galopin de 16 ans). Un point commun donc, mais je pense que c’est le seul …

Source: a-droite-fierement.fr

 

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Publié dans Macron

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